De nombreux Rohingyas, une communauté musulmane, considérée par l'ONU comme l'une des plus persécutées au monde, ont été tués en début de semaine dans un village isolé de l'Etat Rakhine dans l'ouest de la Birmanie.
Leurs agresseurs, des hommes armés de couteaux, auraient poignardé à mort plusieurs dizaines de personnes, dont des femmes et des enfants. Une ONG, qui milite pour le droit des Rohingyas, précise que le massacre a été perpétré par des villageois bouddhistes, selon des témoignages recueillis sur place.
Les autorités nient les faits, mais reconnaissent que la situation est tendue. Pourtant d'autres sources font état également de disparition de Rohingyas et d'arrestations par la police.
Ces témoignages font craindre de nouvelles vagues de violences, comme en 2012, lorsqu'à plusieurs reprises la communauté a été agressée par des moines bouddhistes et des membres de l'ethnie arakanaise.
L'épisode a été décrit par les activistes comme un nettoyage ethnique. Devant le silence des autorités birmanes, les Rohingyas continuent d'être maltraités, discriminés, et déplacés de force et ce, en toute impunité. Ils sont aujourd'hui plusieurs dizaines de milliers à vivre dans des camps dans des conditions effroyables.
Source : Rfi.fr
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