Après la visite de cette prison, le président de la commission nationale des droits de l'homme estime que même si cet établissement pénitentiaire a dépassé de loin sa capacité d'accueil, les conditions de détention restent assez adéquates. Selon la commission nationale des droits de l'homme, la prison de Mpimba à Bujumbura, a été conçue au départ pour 800 prisonniers. Elle en héberge actuellement plus de 3000.
D'après le président de cette commission, des sujets de préoccupations demeurent tout de même. «Beaucoup de prisonniers détenus n'ont pas encore pu comparaître et s'expliquer sur les motifs de leur détention. D'autres prisonniers ont plaidé leurs causes, mais n'ont pas encore reçu de jugement pour savoir s'ils sont condamnés ou seront libérés,» observe-t-il.
Il y a aussi des prisonniers qui ont pu bénéficier des mesures de liberté provisoire. Mais, jusqu'à ce jour, ils n'ont pas encore reçu de mandat du parquet pour leur permettre de sortir effectivement de la prison.
Aucun chiffre n'est avancé sur ces différents cas. La commission nationale des droits de l'homme passera dans les différentes prisons du Burundi pour les recenser, afin que leurs dossiers soient présentés au parquet.
En plus, la commission déplore le transfèrement de certains prisonniers d'une prison à l'autre, la nuit, au mépris de la loi et sans tenir compte de leur sécurité.
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