Robert Mugabe, président zimbabwéen, le 25 août dernier à Harare. REUTERS/Philimon Bulawayo
Pas vraiment de nouveauté dans ce gouvernement. Tous les durs du régime sont de retour. Certains ont juste changé de ministère. C’est le cas d’Emmerson Mnangagwa, une des personnes les plus influentes de la Zanu-PF (Zimbabwe African National Union Patriotic Front), qui est candidat à la succession de Robert Mugabe. Ancien ministre de la Défense, Emmerson Mnangagwa devient ministre de la Justice.
Jonathan Moyo, le retour d'un disgracié
Il y a également certains anciens qui reviennent. C’est le cas de Jonathan Moyo, tombé en disgrâce en 2008 pour s’être présenté comme candidat indépendant aux élections présidentielles, qui revient à un poste qu’il a bien connu, celui de ministre de l’Information. C’est lui qui, en 2002, avait rédigé les lois sur les médias qui avaient provoqué l’expulsion de la plupart des journalistes étrangers du pays et la fermeture d’un certain nombre de médias zimbabwéens.
Parmi les autres nominations remarquées, celle de Patrick Chinamasa. L’ancien ministre de la Justice reprend le ministère très convoité des Finances. Un ministère qui, jusqu'à présent, était détenu par Tendai Biti, du Mouvement pour un changement démocratique (MDC).
Ce nouveau gouvernement est légèrement plus compact. Il compte 26 ministres au lieu de 33, dont peu de jeunes, globalement. On peut dire que c’est le retour des fidèles et de l’aile dur du régime Mugabe.
Jonathan Moyo, le retour d'un disgracié
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