Le président de la Commission électorale ne s'est pas rendu à son bureau hier matin. Depuis lundi, il vit caché dans un pays de la région. Pourtant Alieu Momar Njai ne voulait pas partir. A 82 ans, il affirmait encore il y a quelques jours : « Je suis né en Gambie et je mourrai en Gambie ». Le président de la Commission expliquait qu'à son âge, rien ne pouvait lui faire peur.
Menaces
Ses proches en revanche se sont inquiétés des menaces dont il était l'objet. Ce sont eux qui l'ont poussé à quitter la Gambie. Il faut dire que la Commission électorale était sous pression depuis plusieurs semaines. Les locaux étaient bouclés depuis le 13 décembre, des militaires bloquaient l'accès au bâtiment, officiellement pour des raisons de sécurité. Mais, pendant tout ce temps, Alieu Momar Njai a maintenu sa position : il a répété que les résultats de l'élection présidentielle ne changeraient pas, que l'opposant Adama Barrow était bien le président élu.
Tour de vis
Finalement les intimidations l'ont contraint à l'exil, un signe supplémentaire du tour de vis opéré par Yahya Jammeh depuis quelques jours. A l'approche de la fin théorique de son mandat, le président gambien a fait fermer deux radios et la société civile dénonce plusieurs arrestations.
Menaces
Ses proches en revanche se sont inquiétés des menaces dont il était l'objet. Ce sont eux qui l'ont poussé à quitter la Gambie. Il faut dire que la Commission électorale était sous pression depuis plusieurs semaines. Les locaux étaient bouclés depuis le 13 décembre, des militaires bloquaient l'accès au bâtiment, officiellement pour des raisons de sécurité. Mais, pendant tout ce temps, Alieu Momar Njai a maintenu sa position : il a répété que les résultats de l'élection présidentielle ne changeraient pas, que l'opposant Adama Barrow était bien le président élu.
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