Théophile est chargeur de taxi au rond-point du PK 12. Son poste de travail est envahi par les ordures : « Depuis le 24, on marche dans les poubelles », constate-t-il.
Dans son box de vente de la friperie, ce jeune étudiant et ses amis suffoquent : « La poubelle, les odeurs. On ne peut pas travailler comme ça. Les clients ne peuvent même pas s’arrêter, ce n’est pas normal », peste l’un d’eux. « Là, on est devant les asticots, l’odeur ! On est obligés de mettre des Kleenex devant notre visage pour respirer », remarque un autre jeune homme.
3 000 tonnes de déchets abandonnés
Chaque jour, Libreville produit 600 tonnes de déchets. En cinq jours de grève, il y a donc environ 3 000 tonnes de déchets abandonnés. Tous les quartiers sont concernés et la colère monte. « Ce n’est pas normal parce qu’on a de la nourriture partout », argue une habitante. « Ce n’est pas normal, ça sent mauvais », poursuit un autre passant. « A l’orée d’un événement comme celui de la CAN, la ville croupit dans une saleté aussi impardonnable. C’est vraiment intolérable », conclu un Gabonais.
Léandre Ebobola Tsiba, directeur général de l'Environnement, reconnaît que pour une revendication salariale, c'est toute la capitale qui est prise en otage. Il annonce un « plan Marshall » pour nettoyer la ville avant la CAN : « Nous allons mettre des solutions d’urgence de sorte que Libreville puisse retrouver son éclat. » En attendant, dans certains quartiers les populations mettent le feu aux ordures, ce qui crée d'autres problèmes.
Dans son box de vente de la friperie, ce jeune étudiant et ses amis suffoquent : « La poubelle, les odeurs. On ne peut pas travailler comme ça. Les clients ne peuvent même pas s’arrêter, ce n’est pas normal », peste l’un d’eux. « Là, on est devant les asticots, l’odeur ! On est obligés de mettre des Kleenex devant notre visage pour respirer », remarque un autre jeune homme.
3 000 tonnes de déchets abandonnés
Chaque jour, Libreville produit 600 tonnes de déchets. En cinq jours de grève, il y a donc environ 3 000 tonnes de déchets abandonnés. Tous les quartiers sont concernés et la colère monte. « Ce n’est pas normal parce qu’on a de la nourriture partout », argue une habitante. « Ce n’est pas normal, ça sent mauvais », poursuit un autre passant. « A l’orée d’un événement comme celui de la CAN, la ville croupit dans une saleté aussi impardonnable. C’est vraiment intolérable », conclu un Gabonais.
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