Le chef de l'armée ougandaise Muhoozi Kainerugaba s'est vanté, photo à l'appui, de l'enlèvement le 15 juin 2026 d'un avocat et opposant qui voulait le poursuivre en justice. Celui qui est par ailleurs le fils du président Yoweri Museveni – 81 ans dont 40 au pouvoir – est connu pour ses publications incendiaires en ligne.
En Ouganda, le chef de l'armée et fils du président Yoweri Museveni promet « souffrances et douleurs » à un homme politique de l'opposition qu'il a fait arrêter et qui s'apprêtait à déposer plainte contre lui.
Muhoozi Kainerugaba s’est publiquement réjoui à l'avance du sort qu'il allait infliger à cet opposant outrecuidant. Sur le réseau social X, le fils du chef de l’État a annoncé tous les tourments à venir pour son prisonnier : « Je suis fier de toute la souffrance et la douleur que je vais infliger au criminel Lukwago.»
Pour achever de convaincre ses très nombreux suiveurs – 1,3 million d’abonnés sur ce réseau social –, la publication est assortie d'une photo de l'infortuné, vêtu d'un tee-shirt blanc. Le chef de l'armée poursuit, un brin moqueur : « Il n'arrête pas de dire "je suis désolé, je suis désolé", mais ça ne lui servira à rien, maintenant. »
Avocat d’un opposant historique en détention
Considéré comme l'un des principaux opposants à Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 40 ans, Erias Lukwago est aussi l'avocat de Kizza Besigye, en détention et en attente de son procès depuis son enlèvement au Kenya en 2024. La famille de Besigye accuse l'État ougandais de le torturer. Erias Lukwago s'apprêtait donc à signifier des documents juridiques en rapport avec cette affaire lorsqu’il a été enlevé chez lui par des hommes armés, selon ses proches.
« C'est le régime d'Amin qui renait avec Muhoozi », a déclaré la femme d’Erias Lukwago aux journalistes, en référence au dictateur Idi Amin Dada qui a dirigé l'Ouganda durant les années 1970.
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Pour achever de convaincre ses très nombreux suiveurs – 1,3 million d’abonnés sur ce réseau social –, la publication est assortie d'une photo de l'infortuné, vêtu d'un tee-shirt blanc. Le chef de l'armée poursuit, un brin moqueur : « Il n'arrête pas de dire "je suis désolé, je suis désolé", mais ça ne lui servira à rien, maintenant. »
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