Le bilan risque d’être lourd notamment à cause de l'effet de surprise. Les assaillants ont attaqué très tôt, à l'aube, confie une source sécuritaire du Puntland. Les communications auraient ensuite été coupées à Af-Urur. Les shebabs ont pris le contrôle de la base ainsi que de la localité d'Af-Urur elle-même avant que les autorités n'envoient des renforts et chassent finalement les assaillants.
Dans un communiqué, les shebabs affirment avoir tué 61 soldats, saisi des véhicules et des munitions. Le ministre de la Sécurité confirme qu'une attaque des islamistes a eu lieu, mais il dément le bilan des shebabs, sans pour autant donner de chiffres. Abdiaziz Hirsi affirme que des investigations sont toujours en cours. Selon plusieurs sources, les victimes militaires se compteraient en dizaines.
Place-forte des shebabs
Ce serait la plus importante attaque depuis des années, selon des officiels du Puntland. Pour autant, l'assaut sur Af-Urur n'est pas forcément une surprise. La localité se situe près des montagnes Golis, l'une des rares places fortes des shebabs au Puntland. C'est en effet la seule zone de la région semi-autonome que les terroristes avaient réussi à contrôler pendant plusieurs années. L'armée avait délogé le groupe islamiste en 2014 après trois mois de combats. Mais les shebabs sont loin d'avoir disparu du secteur.
Deux branches du mouvement sont désormais actives au Puntland. La première, la plus ancienne est proche d'al-Qaïda. L'autre a fait allégeance à l'organisation Etat islamique et mène de plus en plus d'attaques.
L'assaut de jeudi a eu lieu alors que fin mai, une cour militaire du Puntland avait condamné à mort cinq membres présumés des shebabs accusés d'avoir préparé des attentats-suicide à Bosaso. Mais impossible de savoir si les deux événements sont liés.
L'affaire est prise au sérieux. Les autorités du Puntland ont tenu une réunion d'urgence jeudi à Garowé, la capitale. Le chef de l'armée, le général Saïd Mohamed Hersi et plusieurs officiers se sont eux rendus à Af-Urur.
Dans un communiqué, les shebabs affirment avoir tué 61 soldats, saisi des véhicules et des munitions. Le ministre de la Sécurité confirme qu'une attaque des islamistes a eu lieu, mais il dément le bilan des shebabs, sans pour autant donner de chiffres. Abdiaziz Hirsi affirme que des investigations sont toujours en cours. Selon plusieurs sources, les victimes militaires se compteraient en dizaines.
Place-forte des shebabs
Ce serait la plus importante attaque depuis des années, selon des officiels du Puntland. Pour autant, l'assaut sur Af-Urur n'est pas forcément une surprise. La localité se situe près des montagnes Golis, l'une des rares places fortes des shebabs au Puntland. C'est en effet la seule zone de la région semi-autonome que les terroristes avaient réussi à contrôler pendant plusieurs années. L'armée avait délogé le groupe islamiste en 2014 après trois mois de combats. Mais les shebabs sont loin d'avoir disparu du secteur.
Deux branches du mouvement sont désormais actives au Puntland. La première, la plus ancienne est proche d'al-Qaïda. L'autre a fait allégeance à l'organisation Etat islamique et mène de plus en plus d'attaques.
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