En 2025, les refus de visas de court séjour pour l'espace Schengen ont engendré un manque à gagner de 157,1 millions d'euros pour les demandeurs à travers le monde, contre 145,1 millions l'année précédente, d'après les données de 2025 publiées par le LAGO Collective à partir des statistiques de la Commission européenne .
Cette situation, qualifiée par le collectif LAGO de « régime de visas qui fonctionne comme une taxe sur le tourisme, les affaires, le commerce et les aspirations », pénalise lourdement les ressortissants des pays en développement.
Le continent africain est particulièrement touché par cette dynamique financière, souvent décrite comme des « transferts de fonds inversés ». Bien que l'Afrique ne représente que 24 % du volume total des demandeurs, elle concentre 42 % des frais de dossier perdus, soit une charge disproportionnée pour les économies locales.
L'Afrique de l'Ouest figure parmi les zones les plus exposées, le Sénégal affichant notamment un taux de rejet de 51,9 % et le Nigéria de 47,8 %. En termes purement financiers pour cette même année 2025, le coût total des frais de dossier non remboursables pour les demandes rejetées au Sénégal s'élève à 3 341 610 €, environ 2 milliards FCFA.
Marta Foresti, fondatrice de LAGO Collective, dénonce une réalité où « le coût financier des visas refusés est tout simplement exorbitant » et circule massivement des pays pauvres vers les pays riches.
Face à ces critiques, l'Union européenne maintient que ces frais financent le travail complexe de vérification des dossiers, affirmant qu'« aucun pays au monde ne rembourse une réponse négative ». Les autorités européennes justifient ces refus par des motifs variés, allant de l'insuffisance des garanties de retour à la fragilité des justificatifs de ressources fournis par les candidats.
Cette situation, qualifiée par le collectif LAGO de « régime de visas qui fonctionne comme une taxe sur le tourisme, les affaires, le commerce et les aspirations », pénalise lourdement les ressortissants des pays en développement.
Le continent africain est particulièrement touché par cette dynamique financière, souvent décrite comme des « transferts de fonds inversés ». Bien que l'Afrique ne représente que 24 % du volume total des demandeurs, elle concentre 42 % des frais de dossier perdus, soit une charge disproportionnée pour les économies locales.
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