15 ans de la Déclaration africaine - Liberté d'expression: CADHP et Article 19 veulent mettre fin à l'impunité pour les crimes contre des journalistes



Banjul, le 2 novembre : La Commission africaine des droits de l'homme et des peuples (CADHP) et ARTICLE 19 organiseront une session parallèle en marge de la 61ème session et 30ème anniversaire pour marquer les 15 ans de la Déclaration de principes sur la liberté d'expression en Afrique et la  Journée internationale pour mettre fin à l'impunité pour les crimes commis contre des journalistes.

La session est parrainée par le gouvernement gambien et soutenue par l'Union de la presse gambienne (GPU), le Centre africain de la liberté d'information (AFIC), l'Institut des droits de l'homme et du développement en Afrique (IHRDA) et Defend Defenders.

Il y a 15 ans, la CADHP a adopté avec le soutien de ARTICLE 19 une Déclaration historique pour compléter les obligations des États à promouvoir et protéger la liberté d'expression en Afrique. Bien que le continent africain ait connu des évolutions positives dans la réalisation du droit à la liberté d'expression, notamment en ce qui concerne le pluralisme et la diversité des médias, la liberté d'expression reste l'un des droits les plus controversés et violés, rappelle le document parvenue à PressAfrik.com.

« Sur une note positive, les efforts déployés par le Rapporteur spécial pour élargir la portée de la Déclaration ont conduit à l'élaboration d'une loi type sur l'accès à l'information en Afrique en 2013. La loi type illustre la forme et le contenu des lois nationales en tenant compte des droits  substantiels ainsi que des questions émergentes tel que l'utilisation de l'Internet et les réseaux sociaux. De nombreux pays africains ont adopté une loi sur l'accès à l'information », y lit-on.
 
Cette année marque le 30e anniversaire de la CADHP et la fin du mandat du Rapporteur spécial sur la liberté d'expression et d'information en Afrique, Pansy Tlakula, qui participera à l'événement pour partager sa riche expérience avec les anciens commissaires qui ont dirigé le comité de rédaction de la déclaration.
 
« Alors que nous célébrons les 15 ans de la Déclaration, qui a été adoptée en Gambie en 2002, le pays a tourné la page répressive et commence à renouveler avec les valeurs démocratiques et s'est engagé à promouvoir la liberté d'expression », se félicite-t-on.
 
Ce 2 Novembre,  l'objectif global de la Journée internationale pour mettre fin à l'impunité pour les crimes commis contre des journalistes, « est d'évaluer l'impact de la Déclaration sur l'état de la liberté d'expression en Afrique et d'élaborer une stratégie pour une meilleure mise en œuvre de ses principes ». La célébration comprend une table ronde et les conférenciers réfléchiront à la réalité sur le terrain et identifieront les lacunes en vue de développer des initiatives pour une protection améliorée et plus efficace de la liberté d'expression et de l'accès à l'information en Afrique.

La discussion sera centrée sur les thèmes suivants : L'impunité des crimes contre la liberté d'expression ; l’Accès à l'information (AAI) en Afrique depuis l'adoption de la Déclaration ; la Surveillance/liberté de l'internet - protection de la liberté d'information en ligne et Comment améliorer la mise en œuvre de la Déclaration au niveau national. 


Jeudi 2 Novembre 2017 - 13:54



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