Les pieds des danseuses claquent sur le sol. Une dizaine de femmes bougent au rythme des tambours. Adjé Doumgous mène la danse : « On saute en l'air et on claque les pieds. On enchaîne des petits pas avant de sauter à nouveau. Cette danse, c'est la joie et le partage du thé qui met à l'honneur l'hospitalité du Guéra. »
Un peu plus loin, Aboubakar Mahamat souffle des airs de flûte. Devant lui, hommes et femmes forment une ligne et se déhanchent. À 55 ans, Adja Efamé Bit Telkesa, une danseuse reconnue à Ndjamena, n'a rien perdu de son talent : « J'ai appris la danse Gambour dans mon village natal quand j'avais 12 ans... Maintenant, je voudrais transmettre à mon tour, mais les jeunes ne s'intéressent plus beaucoup à ce folklore. »
Préserver le patrimoine tchadien
Conserver un patrimoine culturel qui disparaît, c'est le défi que s'est lancé l'artiste Issa Bichara alias Tchadiano, organisateur de l'événement. « Nous comptons sur Ndjamena, Bagri Hadjer-Lamis et Chari-Baguirmi dix danses de folklores qui ont déjà disparus. S'il n'y a pas de folklore, il n'y a pas d'identité culturelle tchadienne. On dit qu'il faut qu'on garde des archives vidéos. »
Le prochain objectif est de faire venir des danseurs du nord du Tchad pour filmer des pas de danses, mythiques des massifs de l'Ennedi et du Borkou.
Un peu plus loin, Aboubakar Mahamat souffle des airs de flûte. Devant lui, hommes et femmes forment une ligne et se déhanchent. À 55 ans, Adja Efamé Bit Telkesa, une danseuse reconnue à Ndjamena, n'a rien perdu de son talent : « J'ai appris la danse Gambour dans mon village natal quand j'avais 12 ans... Maintenant, je voudrais transmettre à mon tour, mais les jeunes ne s'intéressent plus beaucoup à ce folklore. »
Préserver le patrimoine tchadien
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