Monsieur le Président de la République,
Par courrier du 19 octobre 2016, j’ai attiré votre attention sur le caractère inexact et vraisemblablement trompeur des rapports de présentation des 2 décrets rappelés ci-dessus qui avaient permis de céder les deux permis de recherche et d’exploitation d’hydrocarbures liquides et gazeux de Cayar Offshore Profond et Saint Louis Offshore Profond à la société Petro-Tim Ltd.
Ce constat fait, et supposant que vous même – signataire desdits décrets -, et moi – Premier ministre en exercice contresignataire -, avions été trompés, je vous avais fortement recommandé, en votre qualité de Gardien de notre Constitution et des intérêts supérieurs de notre Nation, d’engager sans délais toutes les enquêtes requises pour éclairer le peuple sur ces faits d’une extrême gravité.
Je vous indiquais clairement alors comme objectif essentiel et conforme à votre serment, de sauvegarder les intérêts de la Nation, en particulier ceux des futures générations, en assurant la récupération au moins des 30% des droits sur les permis détenus par Timis Corporation. Il m’apparaissait également nécessaire, au nom de la bonne gouvernance et de la gestion sobre et vertueuse, de sanctionner avec la plus grande sévérité, si la faute était avérée, ceux qui ont mis en place tout le système ayant abouti à la spoliation du peuple sénégalais.
A ce jour, mon courrier est resté sans suite, sachant que, en ma qualité d’ancien Premier ministre, je me tiens à la disposition des structures et institutions que vous auriez chargées de ces enquêtes pour être entendu comme témoin.
Comme l’immense majorité du peuple sénégalais, nous restons fermement attachés à la manifestation de la vérité.
Notre présent courrier est donc avant tout un rappel du respect de cette importante demande de transparence et de vérité des citoyens de notre pays.
Ordonner les enquêtes relevait pourtant de l’urgence car il n’était point difficile d’imaginer que se sachant démasqué, Mr Frank Timis ne pouvait avoir une attitude autre que celle consistant à vendre les droits sur le pétrole et le gaz du Sénégal qu’il contrôle par le biais de la société Timis Corporation.
Cette cession a en effet commencé après notre lettre du 19 octobre. Et la presse nous informe depuis hier 25 avril 2017 qu’après avoir cédé une première fois 5% des 30% qu’elle détenait, la société Timis Corporation envisagerait de vendre à la même société BP les 25% des droits dont elle est demeurée propriétaire.
Nous vous demandons par la présente, et par souci d’empêcher que ne se poursuive l’opération de spoliation des intérêts du peuple sénégalais engagée par la signature des décrets susvisés, que les conditions de ces cessions soient rendues publiques, et en particulier leur prix.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’assurance de notre haute considération républicaine.
Dakar le 26 avril 2017
Le Président de l’ACT
Abdoul MBAYE
Par courrier du 19 octobre 2016, j’ai attiré votre attention sur le caractère inexact et vraisemblablement trompeur des rapports de présentation des 2 décrets rappelés ci-dessus qui avaient permis de céder les deux permis de recherche et d’exploitation d’hydrocarbures liquides et gazeux de Cayar Offshore Profond et Saint Louis Offshore Profond à la société Petro-Tim Ltd.
Ce constat fait, et supposant que vous même – signataire desdits décrets -, et moi – Premier ministre en exercice contresignataire -, avions été trompés, je vous avais fortement recommandé, en votre qualité de Gardien de notre Constitution et des intérêts supérieurs de notre Nation, d’engager sans délais toutes les enquêtes requises pour éclairer le peuple sur ces faits d’une extrême gravité.
Je vous indiquais clairement alors comme objectif essentiel et conforme à votre serment, de sauvegarder les intérêts de la Nation, en particulier ceux des futures générations, en assurant la récupération au moins des 30% des droits sur les permis détenus par Timis Corporation. Il m’apparaissait également nécessaire, au nom de la bonne gouvernance et de la gestion sobre et vertueuse, de sanctionner avec la plus grande sévérité, si la faute était avérée, ceux qui ont mis en place tout le système ayant abouti à la spoliation du peuple sénégalais.
A ce jour, mon courrier est resté sans suite, sachant que, en ma qualité d’ancien Premier ministre, je me tiens à la disposition des structures et institutions que vous auriez chargées de ces enquêtes pour être entendu comme témoin.
Comme l’immense majorité du peuple sénégalais, nous restons fermement attachés à la manifestation de la vérité.
Notre présent courrier est donc avant tout un rappel du respect de cette importante demande de transparence et de vérité des citoyens de notre pays.
Ordonner les enquêtes relevait pourtant de l’urgence car il n’était point difficile d’imaginer que se sachant démasqué, Mr Frank Timis ne pouvait avoir une attitude autre que celle consistant à vendre les droits sur le pétrole et le gaz du Sénégal qu’il contrôle par le biais de la société Timis Corporation.
Cette cession a en effet commencé après notre lettre du 19 octobre. Et la presse nous informe depuis hier 25 avril 2017 qu’après avoir cédé une première fois 5% des 30% qu’elle détenait, la société Timis Corporation envisagerait de vendre à la même société BP les 25% des droits dont elle est demeurée propriétaire.
Nous vous demandons par la présente, et par souci d’empêcher que ne se poursuive l’opération de spoliation des intérêts du peuple sénégalais engagée par la signature des décrets susvisés, que les conditions de ces cessions soient rendues publiques, et en particulier leur prix.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’assurance de notre haute considération républicaine.
Dakar le 26 avril 2017
Le Président de l’ACT
Abdoul MBAYE
Autres articles
-
Chronique - L’argent facile : quand le gain rapide devient une tentation mondiale (Par Marie Barboza MENDY)
-
«Ambassades hybrides : efficacité diplomatique et économies budgétaires», par Khaly Adama Ndour
-
A la veille de la Convention des jeunes Reporters : Un appel à l’unité, à l’exigence et à l’avenir
-
Souveraineté de salon et police du look : quand l’inculture se prend pour du patriotisme (par Fatou Kassé Sarr)
-
Chronique Le diplôme à l’épreuve du XXIe siècle : entre promesse sociale et impératif de compétences Par Marie Barboza MENDY




Chronique - L’argent facile : quand le gain rapide devient une tentation mondiale (Par Marie Barboza MENDY)


