Condamné en appel mercredi à un an de prison dont six mois avec sursis dans l'affaire "Bygmalion", l'ancien président Nicolas Sarkozy a saisi la Cour de cassation, plus haute juridiction de l'ordre judiciaire français. Plus tôt, la présidente de la cour d'appel de Paris avait précisé que la partie ferme de la peine serait aménagée. Comme lors du premier procès, l'ex-chef de l'État a contesté "vigoureusement toute responsabilité pénale", dénonçant "fables" et "mensonges".
coupable d'avoir largement dépassé le plafond légal des dépenses et l'avait condamné à un an de prison ferme pour financement illégal de campagne.
Le tribunal avait toutefois demandé que cette peine soit directement aménagée, à domicile sous surveillance électronique.
Treize autres personnes avaient aussi été condamnées à des peines allant jusqu'à trois ans et demi de prison, dont une partie avec sursis.
Nicolas Sarkozy et neuf autres personnes ont fait appel et ont été rejugées du 8 novembre au 7 décembre dernier.
Dans ce dossier, les investigations ont révélé que pour masquer l'explosion des dépenses de sa campagne – près de 43 millions d'euros pour un maximum autorisé de 22,5 millions –, un système de double facturation avait été mis en place imputant à l'UMP, sous couvert de conventions fictives, une grosse partie du coût des meetings.
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