C'est une élection cruciale car non seulement celui ou celle qui va succéder au président Jacob Zuma à la tête du mouvement, lui succédera à la tête du pays, en cas de victoire du parti aux prochaines élections de 2019. Mais surtout parce que le plus vieux parti de lutte pour l’indépendance du continent est en pleine crise, miné par les divisions, la corruption et le népotisme. Et le choix du prochain leader va être déterminant pour l’avenir du mouvement.
L’ANC - en perte de popularité – a déjà perdu le contrôle de deux métropoles, Johannesburg et Pretoria, lors des élections municipales, l’année dernière. Et, selon Teffo Lesiba, politologue l’université de Pretoria, le mouvement historique de Nelson Mandela pourrait perdre les élections présidentielles de 2019 s’il ne se ressaisit pas : « Après 23 ans au pouvoir, l’ANC elle-même, reconnaît qu’elle fait face à une possible perte du pouvoir. Non pas parce que l’opposition est forte, mais parce que le parti est déchiré par les luttes internes… Les gens sentent que le parti est corrompu, son âme déchirée.. et met les intérêts des dirigeants avant celui du peuple… l’ANC s’est rendu compte qu’elle s’est mis à dos une partie de la population et qu’elle pourrait perdre les élections de 2019. »
Au total, 5 240 délégués de l’ANC vont donc devoir élire le leader d’un parti qui n’a jamais été autant divisé.
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