Angela Merkel et François Hollande ont des approches différentes sur plusieurs points, comme, par exemple, la nécessité d’une politique d’austérité face à la crise actuelle. Berlin souhaiterait la vaincre avec plus de rigueur, Paris aimerait plutôt relancer la croissance. Toutefois, Angela Merkel gouverne désormais avec les sociaux-démocrates, ce qui l’obligera sans doute à mettre un peu d’eau dans son vin.
Mais malgré toutes les divergences au sein du « moteur franco-allemand », celui-ci contribue à faire avancer l’Europe depuis plus de 60 ans. Il existe, il est vrai, des nuances d’approche qu’on retrouve dans les expressions qui définissent la relation : en France, on parle du « couple », et en Allemagne du « tandem » franco-allemand. Or, dans un couple, on s’aime, on se brouille et on se réconcilie. Sur un tandem, il faut savoir pédaler en rythme pour ne pas tomber.
Une visite « 2 en 1 »
Faut-il alors voir dans cette visite un simple geste de courtoisie ou une véritable percée ? Claire Demesmay, politologue à l’Institut allemand de la politique étrangère à Berlin, parle de « 2 en 1 » :
« C’est d’abord une visite officielle dans le pays partenaire, comme c’est la tradition depuis des années […] et c’est une visite qui permet de souligner l’importance attachée à la relation bilatérale. On est là dans l’ordre du symbolique. En même temps, cette visite est également l’occasion d’accorder les violons franco-allemands avant le sommet [des Vingt-Huit, jeudi 20 décembre, consacré à la défense européenne et à l’union bancaire, NDLR]. Et ça, c’est cette volonté d’apparaître soudés, d’éviter des dissonances sur le parquet européen. On verra au cours de prochaines semaines, des prochains mois, la capacité des deux pays à vraiment formuler des propositions communes, ce qui est le point fondamental. »
RFI
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