Pour Fatima Benbraham, présidente de l’Instance de lutte contre la pensée coloniale, l’un des gestes les plus significatifs serait la restitution du canon de Baba Merzoug, appelée en Fance « la Consulaire ». Un canon qui depuis 1833 est installé dans le port de Brest.
« C'est une pièce d'artillerie qui a protégé l'Algérie pendant plus de 400 ans. C'est le plus grand. Il a une valeur symbolique extrêmement importante pour les Algériens parce que ce canon a détruit plusieurs navires français, les naviures de Charles Quint, etc, qui pensaient pouvoir occuper Alger à l'époque. »
Au-delà des crânes, pour cette association algérienne, d'autres corps non identifiés exposés au Muséum d’histoire naturelle de France devrait être rendus. La France disposerait aussi d’archives algériennes, notamment des registres d’état civil précoloniaux, voire plus récents, emportés en 1967 lors du retrait des militaires français du Sud algérien.
Pour Tramor Quemeneur, historien français spécialiste de l’Algérie, d’autres prises de guerre pourraient être rendus : « Les documents, datant de la guerre de libération, ayant appartenu notamment à l'Armée de libération nationale ou au Front de libération nationale, ont été des "prises" de guerre pour des renseignements dans le cadre de la répression et de la guerre qui se déroulait en Algérie. »
Pour ce professeur à l'université Paris-8 et spécialiste de la guerre d'Algérie, qui était co-signataire de la pétition qui demandait le retour de ces crânes en Algérie, cette restitution et les cérémonies qui l'ont entourée gardent un goût amer.
Il faut aussi, selon lui, faciliter l’accès des chercheurs algériens aux archives françaises pour permettre d’écrire cette histoire commune.
« C'est une pièce d'artillerie qui a protégé l'Algérie pendant plus de 400 ans. C'est le plus grand. Il a une valeur symbolique extrêmement importante pour les Algériens parce que ce canon a détruit plusieurs navires français, les naviures de Charles Quint, etc, qui pensaient pouvoir occuper Alger à l'époque. »
Au-delà des crânes, pour cette association algérienne, d'autres corps non identifiés exposés au Muséum d’histoire naturelle de France devrait être rendus. La France disposerait aussi d’archives algériennes, notamment des registres d’état civil précoloniaux, voire plus récents, emportés en 1967 lors du retrait des militaires français du Sud algérien.
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