Les avocats de la défense ont engagé le bras-de-fer dès les premières minutes de cette audience, en dénonçant la détention illégale de leurs 23 clients, encore incarcérés dans des cachots de police, alors qu'ils devraient être déjà dans une maison d'arrêt.
Le juge-président Albert Ndiwimana reconnaît la pertinence de l'argument, mais il invoque le fait que Cankuzo ne dispose pas d'un tel bâtiment. Au bout de deux heures de débats, le juge-président, visiblement excédé, annonce alors que la cour va entrer tout de suite dans le fond de l'affaire. Notre décision est «irrévocable», martèle le président Nduwimana. L'un des avocats de la défense, Maître Onésime Kabayabaya, raconte : «Comme ils ont refusé, nous avons dit que nous ne pouvons pas faire semblant d'assister des gens, lorsque le tribunal n'est pas prêt à nous écouter sur des questions aussi ordinaires que leur transfert dans la maison pénitentiaire».
Le juge-président du tribunal de Cankuzo veut malgré tout aller de l'avant ; il demande alors aux 23 prévenus s'ils veulent être entendus ou pas. La majorité refuse, ce qui l'oblige à mettre fin aux débats. Les prévenus regagnent alors leurs cellules en chantant : «Ceux qui disent que ce n'est pas vrai seront punis. Nous, nous avons entendu les paroles de Dieu».
Et trois plus tard, c'est le coup de théâtre : le tribunal de Cankuzo décidé de transférer les 23 prévenus vers la prison de la province voisine de Ruyigi, dès ce vendredi matin selon des sources judiciaires.
Source : RFI
Le juge-président Albert Ndiwimana reconnaît la pertinence de l'argument, mais il invoque le fait que Cankuzo ne dispose pas d'un tel bâtiment. Au bout de deux heures de débats, le juge-président, visiblement excédé, annonce alors que la cour va entrer tout de suite dans le fond de l'affaire. Notre décision est «irrévocable», martèle le président Nduwimana. L'un des avocats de la défense, Maître Onésime Kabayabaya, raconte : «Comme ils ont refusé, nous avons dit que nous ne pouvons pas faire semblant d'assister des gens, lorsque le tribunal n'est pas prêt à nous écouter sur des questions aussi ordinaires que leur transfert dans la maison pénitentiaire».
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Source : RFI
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