Tous les points stratégiques de la capitale sont sous haute surveillance. Les unités spéciales de la police et de la gendarmerie, armes au poing, patrouillent de jour comme de nuit dans les quartiers. Les contrôles ont été multipliés durant la nuit. Dans certains quartiers et à certaines heures les véhicules subissent systématiquement des fouilles.
Quelques jours après l'attaque de Nassoumbou, le ministre de la Sécurité intérieure confiait que les contrôles allaient s'accentuer dans tous les quartiers de la capitale et d'autres villes du pays. « Toute personne sans document d'identification sera automatiquement interpellée et soumise à un interrogatoire », avait-il averti.
Les unités d'intervention de la police et la gendarmerie ont sécurisé tous les lieux de culte à la veille de la Noël. « Il y a beaucoup d'hommes en armes dans la ville », raconte un habitant de Ouagadougou. « Cela pourrait entrainer la psychose » poursuit notre interlocuteur. Son voisin n'y voit aucun mal : « avec ce que nous vivons aujourd'hui, mieux vaut avoir les agents de sécurité même devant sa porte ».
Le dispositif de régulation de la circulation a été renforcé. Dans un communiqué le ministre des Transports et de la sécurité routière invite les transporteurs et les commerçants à observer scrupuleusement les mesures d'interdiction de circuler entre 05 heures du matin et 20 heures. Cette mesure vise, selon le même communiqué, à fluidifier la circulation routière et « d'éviter les nombreux accidents ».
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