Officiellement, l’administration pénitentiaire a pris cette décision de transférer les 42 prisonniers pour des raisons de sécurité et pour désengorger la maison d’arrêt de Brazzaville. Mais Me Eric-Yvan Ibouanga et Amédée Bernard Nganga jugent illégal ce transfert, alors que la Cour suprême ne s’est pas encore prononcée sur le pourvoi qu’ils ont formulé après le procès en septembre 2014.
L'un d'eux explique : « Nous estimons que ce changement de lieu de détention, qui n’est pas conforme à la loi, n’est ni plus ni moins qu’un enlèvement et une déportation. En tout cas, il y a eu 42 raflés et déportés. Il y a en eu 42, on ne peut pas accepter cela, c’est une violation pure et simple du droit de la défense. »
Tous deux se proposent de porter l’affaire devant la Cour pénale internationale : « La déportation, l’enlèvement, ce sont des crimes punis par la Cour pénale internationale. Le Congo est signataire du statut de Rome qui a créé la Cour pénale internationale. Donc nous, nous porterons ces faits à la connaissance de la CPI. » Pour l’heure, Marcel Ntsourou
n’a pas encore été transféré. Ses avocats se demandent s’il ne le sera pas dans la prochaine vague.
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