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Coronavirus : les pharmaciens autorisés à vendre des masques "non sanitaires"

Alors que la France a fixé au 11 mai la date d'un déconfinement qui suscite de nombreuses interrogations, la pandémie provoque une crise sanitaire et économique d'ampleur au niveau mondial



VENTE DE MASQUES EN PHARMACIE
Les pharmacies sont désormais autorisées à vendre des "masques non sanitaires, fabriqués selon un processus industriel et répondant aux spécifications techniques applicables", selon un arrêté publié au Journal officiel.

ITALIE : RÉOUVERTURE DES ÉCOLES EN SEPTEMBRE
Le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte a promis la réouverture des écoles en septembre seulement pour ne pas mettre "en jeu la santé des enfants", dans une interview publiée dimanche par le quotidien de gauche La Repubblica.

"L'école est au centre de nos pensées et rouvrira en septembre. Mais tous les scénarios préparés par un comité d'experts prévoyaient des risques élevés de contagion en cas de réouverture (avant septembre, ndlr) des écoles", a-t-il dit. "C'est la santé de nos enfants qui est en jeu."

Giuseppe Conte a toutefois confirmé que le gouvernement travaillait sur un plan de déconfinement des Italiens et de réouverture des activités industrielles à court terme, à partir du 4 mai.

DÉSACCORD ENTRE LE GOUVERNEMENT ET LE CONSEIL SCIENTIFIQUE
Alors que le Conseil scientifique n'était pas favorable à la réouverture progressive des écoles le 11 mai, Arnaud Fontanet, membre du Conseil, a estimé que ce désaccord n'est "pas choquant".

"Pour moi ce n'est pas choquant qu'on puisse être sur certains points en porte-à-faux (...) Je comprends tout à fait que le gouvernement ait des arbitrages à faire qui puissent être différents de nos positions, qui elles sont strictement limitées au champ sanitaire, et c'est très important que les rôles restent séparés", a déclaré sur Europe 1 le directeur de l'unité d'épidémiologie des maladies émergentes de l'Institut Pasteur.

LA CONFIANCE DANS LE GOUVERNEMENT EN BAISSE
Seuls 39% des Français ont confiance dans le gouvernement pour faire face efficacement au coronavirus, sept points de moins par rapport à la semaine dernière, selon un sondage Ifop pour le Journal du dimanche. Quelque 46% des sondés (-6 points) disent avoir confiance dans le gouvernement pour "aider les entreprises en difficulté en raison du coronavirus".

Enquête réalisée les 21 et 22 avril auprès d'un échantillon de 1.006 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1,4 à 3,1 points.

NOUVELLES RESTRICTIONS À NICE
La Ville de Nice a pris de nouvelles mesures pour limiter la propagation du virus. "Face au non-respect répété des mesures de confinement, le trottoir Sud de la Promenade des Anglais est interdit au public jusqu'à nouvel ordre", indique la ville sur Twitter.

TRAÇAGE NUMÉRIQUE : LA CNIL REND SON AVIS
La Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) a rendu son avis sur l'application de traçage numérique "StopCovid", à la demande du gouvernement. La CNIL estime "le dispositif conforme au Règlement général sur la protection des données si certaines conditions sont respectées". "Elle relève qu'un certain nombre de garanties sont apportées par le projet du gouvernement, notamment l'utilisation de pseudonymes."

Toutefois, "la CNIL appelle à la vigilance et souligne que l'application ne peut être déployée que si son utilité est suffisamment avérée et si elle est intégrée dans une stratégie sanitaire globale". La Commission "demande certaines garanties supplémentaires et insiste sur la nécessaire sécurité du dispositif".

BORIS JOHNSON DE RETOUR AUX AFFAIRES
Lui-même frappé par le coronavirus, le Premier ministre britannique Boris Johnson reprend lundi les rênes du gouvernement, sous une pression croissante pour dévoiler ses plans concernant le confinement, en place depuis plus d'un mois.

Dans la nuit de samedi à dimanche, des sources de Downing Street ont affirmé à des médias britanniques que le chef du gouvernement conservateur reviendrait à son bureau dès lundi, et qu'il avait "hâte" de s'y rendre. Certains signes, comme le fait qu'il se soit entretenu par téléphone, au cours de la semaine écoulée, avec le président américain Donald Trump et la reine Elisabeth II, laissaient déjà penser à un retour rapide.
 
UNE CRISE GÉRÉE "PAR L'APPROXIMATION", ESTIME GÉRARD LARCHER
Dans un entretien accordé au Journal du Dimanche, le président du Sénat (LR) Gérard Larcher n'a pas été tendre avec le gouvernement. "Cette crise a pris tout le monde de court, il faut donc faire preuve d'humilité et de prudence", estime-t-il.

"J'ai entendu beaucoup de préconisations hasardeuses. On a géré la pénurie, le manque de masques et de tests par l'approximation, et parfois par l'omission. Les Français pensent qu'on ne leur a pas dit la vérité", regrette le sénateur des Yvelines.
COMPORTEMENTS "NON CIVILISÉS" INTERDITS À PEKIN
Pékin va interdire à compter du 1er juin une série de comportements jugés "non civilisés" afin d'améliorer l'hygiène dans les lieux publics, a indiqué dimanche la municipalité. Éternuer ou tousser sans se couvrir le nez ou la bouche et ne pas porter de masque en public en cas de maladie font désormais partie d'une nouvelle liste d'infractions dans la capitale chinoise.
 
Les citoyens sont également tenus de "s'habiller proprement" en public et ne pas se promener torse nu. La nouvelle réglementation impose aussi d'installer des marquages pour la distanciation sociale dans les lieux publics.
 
Pékin, ville de plus de 20 millions d'habitants, décourage déjà toute une série de comportements "non civilisés", notamment le fait de cracher en public, de jeter n'importe où des détritus, de promener des chiens sans laisse et de fumer dans les lieux où cela est interdit.
 
La mise au point pour le 11 mai de l'application StopCovid, qui doit permettre de tracer les contacts avec des personnes diagnostiquées positives au coronavirus, constitue "un défi", souligne le secrétaire d'Etat au Numérique Cedric O. "L'objectif, c'est d'être prêts le 11 mai, mais c'est un défi", car "il y a encore plusieurs problèmes techniques à résoudre" et "nous ne ferons aucun compromis sur la sécurité", déclare Cedric O dans un entretien au Journal du Dimanche.
 
Le secrétaire d'Etat assure que cette application, qui utilisera la technologie Bluetooth, sera "volontaire, anonyme, transparente et temporaire". "L'État n'a accès à aucune donnée identifiante et il n'y aura pas de géolocalisation." "L'installation de l'application doit relever totalement du libre consentement", insiste encore Cedric O. "Dans l'arbitrage entre contrainte sanitaire et libertés individuelles, nous avons poussé à fond vers les libertés individuelles", fait-il valoir.
 
Des industriels et des chercheurs, dont certains employés par le CEA de Grenoble et Michelin à Clermont-Ferrand, ont mis au point un masque réutilisable 100 fois, composé de filtres lavables, et d'un coût grand public de 28 euros. L'objectif est de produire 500.000 masques de ce type d'ici la fin du mois de mai.
 
Un masque réutilisable 100 fois conçu par des chercheurs et des industriels
Alors que les écoles vont rouvrir progressivement à partir du 11 mai, le Conseil scientifique a publié samedi des recommandations, obligeant notamment la mise en place de règles de distanciation sociale et le port du masque pour les collégiens et lycéens. "La FCPE est d'accord avec les recommandations du Conseil scientifique, elles sont nécessaires", réagit ce dimanche sur LCI Carla Dugault, co-présidente de la FCPE nationale. "Mais nous n'avons aucune garantie que ces gestes barrières soient respectés dans chaque école."
 
Quant à la date de la rentrée, la Fédération estime toujours qu'elle n'est pas adaptée à la situation. "Si la rentrée était en septembre, nous aurions pu la préparer dans une ambiance beaucoup plus sereine", regrette Carla Dugault. "Les parents ont passé l'étape de l'inquiétude, ils sont maintenant en colère. Tous les deux jours, nous avons des informations contradictoires qui ne sont ni sérieuses, ni rassurantes. Nous ne pouvons pas prendre de risques pour la santé de nos enfants afin de relancer l'économie, ce serait scandaleux."

 

lci.fr

Dimanche 26 Avril 2020 - 07:59



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