Après avoir suspendu hier mercredi les visas d’entrée et de sortie du territoire, ce sont des mégalopoles entières qui sont testées, à l’image de la ville de Wuhan où a été découverte la pandémie.
La guerre contre le variant Delta est une « priorité absolue » a déclaré la vice-Première ministre Sun Chunlan. Toute la journée sur les écrans des téléphones portables, c’est désormais un défilé qu’on avait oublié ici : celui des équipes sanitaires en combinaisons blanches intégrales de protection qui débarquent dans les résidences, par dizaines, glacière dans une main, bidon de désinfectants dans l’autre pour tester les populations.
Personnes venant des lieux à risque isolées
Toutes les personnes rentrant de zones à risque moyen ou élevé sont immédiatement isolées. « Je viens d’arriver à Chengdu, il fait 40 degrés et je ne peux pas sortir », témoigne cette jeune femme faisant un signe par la fenêtre à son grand-père qui fête ses 70 ans dans un témoignage diffusé sur le site d’information Pengpai.
D’autres préfèrent employer l’humour. « Quels divertissements nous reste-t-il ? Nous ne pouvons pas voyager en dehors de la ville, nous ne devons pas nous rendre dans les théâtres ou les karaokés, et on ne peut pas jouer aux jeux vidéo parce que c'est de 'l'opium spirituel' », ironise un cadre chinois de Tianjin, sur la côte est, en faisant allusion a un article de la presse d’État récent critiquant l’emprise addictive des jeux en ligne sur la jeunesse.
Désormais ce sont des quartiers, parfois des districts entiers qui sont placés à l’isolement. D’abord dans les deux clusters de départ : Nankin et son aéroport, d’où serait partie ce rebond épidémique le 13 juillet dernier suite au nettoyage d’un avion cargo russe, et puis Zangjiajie, la forêt de pierres du film Avatar, très fréquentée par les touristes. Mais aussi à Zhengzhou la capitale récemment inondée de la province du Henan, ou Pékin.
Au total 31 villes et gouvernement provinciaux ont demandé à leurs citoyens de quitter leur province, sauf nécessité selon l’agence Xinhua. Alors que le taux de transmission reste relativement faible, les autorités renforcent les restrictions. L’objectif est de bloquer la progression du virus en trois semaines, comme c’était le cas pour les précédents foyers épidémiques avant la mutation du virus. Des mégalopoles se barricadent, des liaisons aériennes et ferroviaires sont suspendues.
Car oui, les vacances sont finies et on s’inquiète désormais pour la rentrée scolaire. À Pékin, certaines écoles chinoises ont laissé entendre qu’il serait préférable que les enseignants et les élèves soient de retour dans la capitale avant le 15 août, quand cela est possible.
La guerre contre le variant Delta est une « priorité absolue » a déclaré la vice-Première ministre Sun Chunlan. Toute la journée sur les écrans des téléphones portables, c’est désormais un défilé qu’on avait oublié ici : celui des équipes sanitaires en combinaisons blanches intégrales de protection qui débarquent dans les résidences, par dizaines, glacière dans une main, bidon de désinfectants dans l’autre pour tester les populations.
Personnes venant des lieux à risque isolées
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Désormais ce sont des quartiers, parfois des districts entiers qui sont placés à l’isolement. D’abord dans les deux clusters de départ : Nankin et son aéroport, d’où serait partie ce rebond épidémique le 13 juillet dernier suite au nettoyage d’un avion cargo russe, et puis Zangjiajie, la forêt de pierres du film Avatar, très fréquentée par les touristes. Mais aussi à Zhengzhou la capitale récemment inondée de la province du Henan, ou Pékin.
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