Crise sociopolitique: au bord du gouffre, la Guinée n’en jetez plus !



Crise sociopolitique: au bord du gouffre, la Guinée n’en jetez plus !
La journée du 12 mars restera une date indélébile comme celle du 27 août 1977. L’histoire aime bégayer. Les femmes de Conakry I étaient spontanément sortie pour se diriger vers Sèkhoutouréya, au même endroit où, dans les circonstances analogues de cherté de vie, sauf que celles de ce 12 mars étaient doublées de la fermeture des classes, les femmes du PDG avaient hué le Responsable suprême de la Révolution, quand il avait commencé à les haranguer par son slogan : « Pour la Révolution !!! », les femmes, d’une seule voix ont riposté : « Ce n’est pas cela, notre convention !!! ». Sékou Touré a trouvé plus rapidement la parade : « A bas la police économique !!! » Une ou deux semaines après, le chanteur Salif Kéita sortait sa chanson Mandjou, la première version n’était accompagnée que d’une guitare…
 
 
 
Alpha Condé n’a pas eu cette opportunité. Les femmes qui étaient sorties en masse dans Kaloum ce 12 mars ont été cantonnées devant la place des martyrs et la Banque Centrale après avoir manqué de peu de mettre la main sur le PM Mamadi Youla dont il faut louer la dextérité de son chauffeur. Ce qui est à souligner en plus, c’est la présence d’esprit des forces de l’ordre, de la gendarmerie, qui a su se retenir et ne pas employer du gaz pour disperser les femmes. Ç’aurait été pour envenimer la situation, si d’aventure une de ces femmes avait reçu une balle.
 
 Il est temps de mettre en congé ceux qui ont la gâchette facile parmi les pandores pour éviter tout quiproquo. Et malgré tout, l’affaire est loin d’être calmée pour autant parce que si les donzos qui paradent dans les rues de Conakry, actuellement, ne sont pas retirés de la circulation au plus vite, la mêlée risque d’être générale. Ces donzos ont des fusils de chasse, la police prétend que certains manifestants ont des fusils de fabrication locale, elle les exhibe de temps à autres avec des malfrats. D’ailleurs, un gendarme a été tué dont on ne sait toujours pas ce qui la cause réelle. Les enquêtes tâtonnent.
 
 Ce qui montre que la situation est assez alarmante. Les donzos sont en position carrément de faiblesse. Ce sont eux que le monde entier voit parader avec des machins bizarres et ce sont des chasseurs traditionnels avec des fusils de chasse. Si un donzo était abattu par un manifestant, ou si un manifestant était abattu par un donzo et que ses compagnons tiraient sur les femmes pour faire porter le chapeau à l’autre, il serait difficile de prouver son innocence, il s’en suivra inévitablement le basculement général. Les conséquences du 8 mars font des ramifications. Il faut retirer les donzos de la circulation avant que ce ne soit trop tard. La situation économique n’est pas au beau fixe.
 

Guineenews.org

Mardi 13 Mars 2018 - 13:57



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