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Dialogue en RDC: dernières tractations et diplomatie souterraine pour l'accord

C'est la dernière ligne droite avant peut-être la signature d’un accord politique en République démocratique du Congo. Dans les prochaines heures, pouvoir et opposition doivent résoudre les principaux points de discorde sur la période de transition. Les tractations sont toujours en cours avant une grande plénière prévue pour cet après-midi sous l’égide de l’Eglise catholique. Les principaux points de blocage sont toujours les mêmes. Il s’agit de savoir qui aura la primature et qui contrôlera les gouvernements provinciaux. C'est un dossier délicat à régler. Pourtant les évêques qui mènent la médiation espèrent la signature d’un accord dès demain.



En RDC, une diplomatie souterraine s'active pour tenter d’arracher les derniers points de l'accord. Ils étaient par exemple en fin de matinée chez Aubin Minaku, président de l’Assemblée nationale et chef de la majorité, un très long entretien. Il pourrait également y avoir d’ici cet après-midi le président Kabila et l’opposant historique Etienne Tshisekedi. Les chancelleries aussi sont mobilisées pour arracher ce protocole d’accord. Depuis mercredi 28 décembre, les discussions portent sur la recomposition de l’exécutif, partage du pouvoir au niveau national comme provincial.
 
Les deux chefs négociateurs ne sont autres qu’Adolphe Lumanu, conseiller du président Kabila et le député de l’opposition Delly Sessanga pour le compte du Rassemblement de l’opposition. Ils avaient promis de parvenir à un accord ce 29 décembre au matin, mais toujours rien. On sait que le Rassemblement souhaite et croit pouvoir obtenir la primature, alors que le gouvernement de Samy Badibanga vient tout juste d’être investi. La majorité est restée ferme sur la question des gouverneurs en province. Ils viennent d’être élus et ils ne peuvent pas être remplacés. Donc cela semble acquis. Les gouverneurs ne changeront pas.
 
Le Rassemblement souhaite aujourd’hui la mise en place d’une clé de répartition pour justement la répartition des postes des ministères provinciaux avec pour objectif, dit le Rassemblement, de limiter les possibilités de répression en province.
 
Les sources de blocage
 
Le Rassemblement continue de demander une refonte totale de la commission électorale jugée trop favorable à la majorité. La majorité, elle, veut maintenir la séquence des élections à trois scrutins : présidentiel, législatif et provincial en même temps. Mais au lieu de fin 2017, ce choix pourrait renvoyer les élections à début 2018, ce que ne souhaitent pas les évêques.
 
Dernier point d’achoppement : les mesures de décrispation. S’il y a eu délibération de membres des mouvements citoyens et d’opposants, surtout d’ailleurs en province, l’opposition demande toujours le règlement de neuf cas emblématiques parmi lesquels Moïse Katumbi et Eugène Diomi Diongala. Et la condamnation à cinq ans de prison d’un des leurs, Franck Diongo, mercredi 28 décembre ne va pas, selon eux, dans la bonne direction. L’opposant aurait séquestré et maltraité trois membres de la Garde républicaine, selon les autorités.
 
 
    
 

rfi.fr

Jeudi 29 Décembre 2016 - 16:16



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