Le leader du Fsd-Bj, Cheikh Bamba Dièye, s'est prononcé sur les questions d'actualité notamment sur la situation du Pastef Les Patriotes dissout par le ministre de l'Intérieur Antoine Félix Diome, des conclusions du dialogue national ainsi que sur l'attaque des bus. A l'émission Jury du dimanche (Jdd) sur Iradio, de ce 06 août, l'ancien parlementaire a déclaré que : « si on n’est pas hypocrite, il faut qu’on reconnaisse tous qu’on a une énorme part de responsabilité dans cette dérive-là qui, aujourd’hui, nous a amené vers cette catastrophe innommable ».
« Tuer des Sénégalais dans un bus et le faire de la manière dont ça a été fait est criminelle et inacceptable. Je voudrais qu’un jour, que nous puissions comprendre qu’aucun acteur politique sénégalais, aucun décideur n’aura une once de crédibilité s’il ne se donne pas les moyens de construire la sécurité et la paix dans ce pays. C’est un dossier sur lequel il ne saurait y avoir de concession, il ne saurait y avoir de faiblesse », a-t-il soutenu suite à l'attaque d'un bus Tata à Yarakh (Dakar) faisant 2 morts de 5 blessés.
Cheikh Tidiane Dièye a invité l'Etat à prendre ses responsabilités et à donner des sanctions exemplaires. « Il faut que des sanctions exemplaires conformément à nos lois soient servies à ces personnes qui n’ont absolument pas l’esprit sénégalais et qui ne militent absolument pas pour la cohésion nationale et pour le projet national », a-t-il estimé.
Pour l'homme politique, il faut se poser des questions et identifier le problème, source de ces dérives. « Il nous faut regarder d’où est-ce qu’on est parti pour en arriver là ?», a-t-il avancé. Avant de tenter d'apporter réponse à sa question : « Nous avons une population extrêmement jeune et cette jeunesse attend depuis 1960 des réponses. Ce qui veut dire que sur les 10 dernières années on a aujourd’hui un socle consolidé de 2.500.000 jeunes qui, souvent, sont sous formés et qui n’ont aucune chance de trouver un emploi. Il faut que nous orientons nos ressources vers les couches les plus jeunes. Parce que la couche la plus jeune ressente une frustration, un mépris et une non prise en compte de leur réalité de vie qui fait que l’un mis à côté de l’autre, on se rend compte qu’ils sont à bout. Donc, chaque étincelle peut embraser le pays ».
S'agissant du dialogue national, M. Dièye a dévoilé les raisons qui l'ont poussé à y prendre part. « J’y étais parti parce que j’avais le sentiment que les sénégalais doivent être dans l’obligation de se parler. J’y étais parti parce que j’avais le sentiment qu’il fallait dire des vérités au président de la République pour qu’il ne se trompe pas et qu’il ne se fourvoie pas sur les urgences qui sont les nôtres aujourd’hui. J’y étais parti pour donner une chance à la paix pour faire en sorte que nous ayons les élections les plus transparentes. Une élection qui donnerait à tous les acteurs le pouvoir d’y participer », a-t-il expliqué.
A la question de savoir s'il est satisfait des résultats de ce dialogue ? M. Dièye de répondre : « moyennement pour ne pas dire que je ne suis pas satisfait. Moi je suis parti au dialogue parce que j’avais le sentiment qu’on frôlait la catastrophe ».
« Je le répète c’est parce que nous avons failli nous les politiciens et que nous avons entraîné le Sénégal dans une situation de chaos que nous avons estimé à l’unisson avec le président qu’il fallait que nous dialoguions pour trouver des solutions », a--t-il regretté.
Interrogé sur la modification du code électoral pour permettre à des opposants de pouvoir participer à l’élection présidentielle, il a dit : « j’estime que les conditions par lesquelles on a fait passer Karim Wade et Khalifa Ababacar Sall si ces dispositions laissent dehors Ousmane Sonko c’est une injuste flagrante que moi je ne peux accepter. Et ce n’est pas l’idée que j’avais du dialogue et c’est le lieu de le dénoncer ».
« Tuer des Sénégalais dans un bus et le faire de la manière dont ça a été fait est criminelle et inacceptable. Je voudrais qu’un jour, que nous puissions comprendre qu’aucun acteur politique sénégalais, aucun décideur n’aura une once de crédibilité s’il ne se donne pas les moyens de construire la sécurité et la paix dans ce pays. C’est un dossier sur lequel il ne saurait y avoir de concession, il ne saurait y avoir de faiblesse », a-t-il soutenu suite à l'attaque d'un bus Tata à Yarakh (Dakar) faisant 2 morts de 5 blessés.
Cheikh Tidiane Dièye a invité l'Etat à prendre ses responsabilités et à donner des sanctions exemplaires. « Il faut que des sanctions exemplaires conformément à nos lois soient servies à ces personnes qui n’ont absolument pas l’esprit sénégalais et qui ne militent absolument pas pour la cohésion nationale et pour le projet national », a-t-il estimé.
Pour l'homme politique, il faut se poser des questions et identifier le problème, source de ces dérives. « Il nous faut regarder d’où est-ce qu’on est parti pour en arriver là ?», a-t-il avancé. Avant de tenter d'apporter réponse à sa question : « Nous avons une population extrêmement jeune et cette jeunesse attend depuis 1960 des réponses. Ce qui veut dire que sur les 10 dernières années on a aujourd’hui un socle consolidé de 2.500.000 jeunes qui, souvent, sont sous formés et qui n’ont aucune chance de trouver un emploi. Il faut que nous orientons nos ressources vers les couches les plus jeunes. Parce que la couche la plus jeune ressente une frustration, un mépris et une non prise en compte de leur réalité de vie qui fait que l’un mis à côté de l’autre, on se rend compte qu’ils sont à bout. Donc, chaque étincelle peut embraser le pays ».
S'agissant du dialogue national, M. Dièye a dévoilé les raisons qui l'ont poussé à y prendre part. « J’y étais parti parce que j’avais le sentiment que les sénégalais doivent être dans l’obligation de se parler. J’y étais parti parce que j’avais le sentiment qu’il fallait dire des vérités au président de la République pour qu’il ne se trompe pas et qu’il ne se fourvoie pas sur les urgences qui sont les nôtres aujourd’hui. J’y étais parti pour donner une chance à la paix pour faire en sorte que nous ayons les élections les plus transparentes. Une élection qui donnerait à tous les acteurs le pouvoir d’y participer », a-t-il expliqué.
A la question de savoir s'il est satisfait des résultats de ce dialogue ? M. Dièye de répondre : « moyennement pour ne pas dire que je ne suis pas satisfait. Moi je suis parti au dialogue parce que j’avais le sentiment qu’on frôlait la catastrophe ».
Dissolution de Pastef après l'emprisonnement de Sonko : "c'est regrettable"Sur le cas de Pastef, il dit avoir l’impression avec les dernières mesures y compris la dissolution du parti Pastef que « la désescalade qu’il avait espéré a été reléguée à l’arrière-plan en lieu et place de ce qui s’annonce aujourd’hui et ce qui est sorti de l’Assemblée nationale ne me fait pas plaisir ».
« Je le répète c’est parce que nous avons failli nous les politiciens et que nous avons entraîné le Sénégal dans une situation de chaos que nous avons estimé à l’unisson avec le président qu’il fallait que nous dialoguions pour trouver des solutions », a--t-il regretté.
Interrogé sur la modification du code électoral pour permettre à des opposants de pouvoir participer à l’élection présidentielle, il a dit : « j’estime que les conditions par lesquelles on a fait passer Karim Wade et Khalifa Ababacar Sall si ces dispositions laissent dehors Ousmane Sonko c’est une injuste flagrante que moi je ne peux accepter. Et ce n’est pas l’idée que j’avais du dialogue et c’est le lieu de le dénoncer ».
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