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Faits de diffamation et complicité de diffamation: Aliou Sall réclame 1 milliard au Groupe D-Media

Bougane Guèye Dani, directeur du Groupe D-Media et le "revueur de presse", Ahmed Aidara, ont comparu jeudi à l’audience du tribunal Correctionnel de Dakar. Ils répondaient des faits de diffamation et complicité de diffamation à l’encontre du maire de la ville de Guédiawaye, Aliou Sall.



 Les nommés Bougane Guèye Dani et Ahmed Aïdara ont comparu, jeudi, à l’audience du tribunal correctionnel de Dakar pour des faits de diffamation et de complicité de diffamation contre le maire de Guédiawaye Aliou Sall. A l’entame de ses propos, le conseil de Bougane Guèye, Me Boubacar Wade, a soulevé une exception de nullité de la citation. Pour lui, les faits et les textes visés ne sont pas précisés. Bougane Guèye n’a pas, en aucun cas, été cité comme auteur principal, mais le rédacteur en chef de Zik Fm.

Le Président directeur général du Groupe D-Media trouve scandaleux que l’on traîne son groupe devant les juridictions sénégalaises à cause d’une revue de presse. Pour lui, Ahmed Aïdara n’a fait que relater des faits écrits par un journaliste sans y ajouter un commentaire. « Je soutiens qu’il n’y a pas de commentaire. Le présentateur s’est limité à reprendre l’article. C’est la première fois depuis 23 ans que je vois un journaliste poursuivi pour une revue de presse », se désole Bougane Guèye. Selon Ahmed Aidara, il n’a fait que reprendre les écrits du journaliste Babacar Mbaye Ngaraaf qui accusait Aliou Sall d’avoir vendu une partie de la mairie de Guédiawaye à Auchan.

Pour Rappel, le directeur de publication du journal « Direct News » et le journaliste, auteur de l’article, ont été déclarés coupables des faits de diffamation le 3 septembre dernier et condamnés à 6 mois de sursis et à allouer 10 millions de francs à la partie civile, Aliou Sall. Selon le conseil de la partie civile, Me Sadel Ndiaye, Ahmed Aidara est sorti du cadre du journalisme dans sa revue de presse. « Il a la même obligation que ses confrères et il doit vérifier la source. Il devait contacter Aliou Sall pour avoir sa version. Le cadre de ses interventions dépasse son métier. Il doit se soumettre aux dispositions de la loi pour protéger les citoyens. Les faits sont avérés et ils n’ont pas été contestés. Il n’y a pas un affront plus grave que d’accuser un maire d’avoir vendu la municipalité. L’imputation porte atteinte à l’honneur du maire Aliou Sall » a estimé le conseil de la partie civile qui a réclamé un milliard de francs en guise dommages et intérêts.

« L’article 260 est visé parce qu’un maire est un citoyen dépositaire d’un mandat public. Bougane peut bien être cité comme auteur principal car il est le directeur du Groupe D-Media, il n’y a aucune entorse à la loi », a précisé la robe noire. Le maitre des poursuites a requis l’application de la loi pénale dans cette affaire qui oppose le frère du président Macky Sall et le Groupe D- Media. Quant au conseil de la défense, représenté par Me Boubacar Wade, il a plaidé la relaxe de son client. « Cette procédure est une entrave à la liberté de la presse. La liberté de presse est sacrée et on ne peut pas interdire à un journaliste de faire son travail pour des raisons politiques. Il n’y a pas de diffamation. C’est une opinion qui a été donnée et on veut éliminer un adversaire politique en lui réclamant un milliard de francs », a dénoncé Me Wade.

L’exception de nullité soulevée par la défense a été jointe au fond par le juge du tribunal correctionnel qui a mis l’affaire en délibéré pour le 19 novembre prochain.

Le Témoin

AYOBA FAYE

Vendredi 16 Octobre 2020 - 14:37


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