Lorsque François Mitterrand le nomme, en 1981, conseiller pour les Affaires africaines et malgaches, Guy Penne a une consigne : maintenir des rapports personnalisés avec les dirigeants africains. Une tradition installée par la droite, et que le président Mitterrand compte bien pérenniser. Et c’est ce qu’il fera, à ce poste de conseiller jusqu’en 1986. Oreille attentive des chefs d’Etat du continent, il permet au président français de se rapprocher de ceux qui comptent dans le « pré carré français » : le Gabonais Omar Bongo, ou encore le Tchadien Hissène Habré.
Devenu sénateur socialiste représentant les Français vivant hors de France, poste qu’il occupera jusqu’en 2004, Guy Penne gardera des liens solides avec de nombreux leaders du continent, à commencer par le président camerounais Paul Biya. Il aime aussi le Burkina Faso. En 2005, il accepte d’ailleurs, à la demande du chef de l’Etat, Blaise Compaoré, de devenir le président de l’Association amitié France-Burkina Faso.
Homme d’influence donc, franc-maçon comme beaucoup de chefs d’Etat africains, Guy Penne, que certains surnommaient « le Foccart de gauche », continuera d’être consulté jusqu’à la fin de sa vie.
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