Aucun membre de l'ambassade, pas d'avocats. Pourtant à l'origine de la procédure, la présidence équato-guinnéène n'a pas pris la peine d'être représentée au tribunal. Pour la seconde fois, la justice française a donné raison au Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD), et débouté le président Obiang.
« La Cour d'appel de Paris vient de dire que le CCFD n'a pas diffamé le président Obiang lorsqu'il a considéré que des fonds avaient été détournés, estime Guy Aurenche, le président du CCFD. Il s'agit d'être aux côtés de ceux et celles qui veulent récupérer l'argtent qui leur a été volé ».
Le clan Obiang
En 2009, dans le rapport qui a entrainé les poursuites judiciaires, le CCFD accusait le clan Obiang d'avoir détourné entre 500 et 700 millions de dollars. L'un des auteurs, Jean Merckaert estime que le rôle des ONG est de mettre les hauts responsables de la Guinée Equatoriale face à leurs responsabilités. « On voit bien qu'on a une population qui croupit dans la misère, alors que ce pays a le PIB par habitant le plus haut d'Afrique, explique-t-il. Ce que montre ce jugement de la Cour d'appel de Paris, c'est qu'il faut mettre les gens en face de leurs responsabilités. »
Téodoro Obiang n'en a pas fini avec la justice française. L'enquête sur les biens mal acquis suite à la plainte de l'ONG Transparency International est toujours en cours.
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