La Cédéao est sortie de son rôle d’organisation économique par la force des choses. Lors de la guerre civile au Liberia, elle a mis en place une force d’interposition, l’ECOMOG (l’ECOWAS Cease-fire Monitoring Group), qui est ensuite intervenu avec succès lors de la guerre civile au Liberia en 1990, en Guinée-Bissau, et a participé aux missions internationales en Côte d’Ivoire en 2002 puis au Mali en 2012.
Mais la Force en attente de la Cédéao (FAC) n’est pas encore permanente ni déployable rapidement. Il lui faut un mois pour être opérationnelle, selon un officier ouest-africain. Pour l’instant, il s’agit plutôt d’un mécanisme d’appel à contribution : « Des troupes sont mobilisées chez les différents pays volontaires pour une mission définie au cas par cas. »
« Rien n’est envisageable sans un mandat de l’ONU ou de l’UA »
A chaque fois, explique le chercheur Arthur Banga qui enseigne à l'université Houphouët-Boigny, il y a un pays qui prend la tête des opérations, en général celui qui est le plus impliqué. Dakar, qui a déjà dépêché une dizaine de gardes du corps pour assurer la sécurité du président élu Adama Barrow, a donc a été naturellement désigné. Le Sénégal devrait héberger donc le centre de commandement et fournir le gros des troupes. « Le Sénégal est sans doute bien renseigné, mais il faudrait mobiliser plus d’un millier d’hommes supplémentaires sans compter les moyens techniques dont ne dispose pas la Cédéao », tempère un spécialiste. « Et l’armée gambienne semble aussi disciplinée que bien entraînée. »
En tout cas, « rien n’est envisageable sans un mandat de l’ONU ou de l’UA », tranche un ministre. Si la question fait consensus entre les chefs d’Etat, tous attendent l’échéance du 19 janvier, date de la passation de pouvoir en Gambie.
Mais la Force en attente de la Cédéao (FAC) n’est pas encore permanente ni déployable rapidement. Il lui faut un mois pour être opérationnelle, selon un officier ouest-africain. Pour l’instant, il s’agit plutôt d’un mécanisme d’appel à contribution : « Des troupes sont mobilisées chez les différents pays volontaires pour une mission définie au cas par cas. »
« Rien n’est envisageable sans un mandat de l’ONU ou de l’UA »
A chaque fois, explique le chercheur Arthur Banga qui enseigne à l'université Houphouët-Boigny, il y a un pays qui prend la tête des opérations, en général celui qui est le plus impliqué. Dakar, qui a déjà dépêché une dizaine de gardes du corps pour assurer la sécurité du président élu Adama Barrow, a donc a été naturellement désigné. Le Sénégal devrait héberger donc le centre de commandement et fournir le gros des troupes. « Le Sénégal est sans doute bien renseigné, mais il faudrait mobiliser plus d’un millier d’hommes supplémentaires sans compter les moyens techniques dont ne dispose pas la Cédéao », tempère un spécialiste. « Et l’armée gambienne semble aussi disciplinée que bien entraînée. »
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