Un nouvel horizon d’incertitudes et de craintes pour son avenir, c’est ainsi que Nour, 20 ans, étudiante infirmière à Gaza, perçoit la résolution votée lundi soir à New York. « Je vois certains points de ce plan comme une potentielle nouvelle occupation, il donne à des étrangers le contrôle de Gaza, de nos frontières, de nos mouvements, de notre vie quotidienne », confie-t-elle.
Pression américaine
Une résolution imposée, selon elle, sous la pression américaine, sans aucune garantie de sécurité pour les civils. À ses yeux, c’est la souveraineté palestinienne sur Gaza qui s’éloigne un peu plus. « Ce plan a été construit sans la participation des Palestiniens ! Cette force de stabilisation n’est pas claire, qui la contrôle ? Je crains que Gaza devienne une zone administrée par des gens de l’extérieur, à la place des Palestiniens qui devraient diriger la Palestine », s'inquiète-t-elle.
« Otages »
À Ramallah, en Cisjordanie occupée, le constat est le même. Rencontré dans son bureau, Shawan Jabarin, directeur de l’ONG de défense des droits humains Al-Haq, ne dit pas autre chose. « Ils veulent traiter Gaza comme une zone fermée, assiégée par les Israéliens, et maintenir les Palestiniens de Gaza à la merci de la puissance occupante. Ils les prennent comme des otages, en les plaçant sous toutes ces conditions ».
Il regrette par ailleurs que le chemin vers l’autodétermination des Palestiniens soit conditionné à la mise en place de cette résolution
Pression américaine
Une résolution imposée, selon elle, sous la pression américaine, sans aucune garantie de sécurité pour les civils. À ses yeux, c’est la souveraineté palestinienne sur Gaza qui s’éloigne un peu plus. « Ce plan a été construit sans la participation des Palestiniens ! Cette force de stabilisation n’est pas claire, qui la contrôle ? Je crains que Gaza devienne une zone administrée par des gens de l’extérieur, à la place des Palestiniens qui devraient diriger la Palestine », s'inquiète-t-elle.
« Otages »
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