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Guinée-Bissau: Tirs contre la résidence du président Nino Vieira

Au lendemain de législatives qui ont été largement remportées par l'ancien parti unique, le PAIGC, des soldats ont tiré contre la résidence du président Joao Bernardo « Nino » Vieira dans la nuit de samedi à dimanche, à l'arme lourde et à l'arme automatique. Le président sénégalais Abdoulaye Wade a lancé un appel aux mutins pour qu'ils rentrent dans leurs casernes. La situation serait redevenue calme. Ces événements surviennent alors que le pays attend toujours la formation d'un gouvernement après la large victoire de l'ex-parti unique, le PAIGC (le Parti pour l'indépendance de la Guinée-Bissau) aux législatives de la semaine dernière. La Guinée-Bissau a connu une dizaine de coups d'Etat miltaires depuis son indépendance, en 1974.



Le président de la République Bissau Guinéen, Nino Vieira
Le président de la République Bissau Guinéen, Nino Vieira
Les autorités affirment que la situation est maintenant sous contrôle, mais ce sont bien des tirs à l'arme lourde et à l'arme légère qui ont été entendus cette nuit aux alentours de la résidence du chef de l'Etat bissau-guinéen Joao Bernardo Vieira « Nino » Vieira, qui a eu un contact téléphonique dans la nuit avec le président sénégalais Abdoulaye Wade et qui lui a expliqué que des militaires tiraient sur sa résidence.

Le président sénégalais lui a proposé de le faire exfiltrer, proposition refusée par Vieira.

« On attend un gouvernement, on n'attend pas la guerre » indiquait au milieu de la nuit un habitant joint par RFI. Ces tirs se produisent en effet, une semaine après une élection législative qui s'est déroulée dans le calme et qui a donné la victoire à l'ancien parti unique, le PAIGC, dirigé par Carlos Gomez junior.

Des tensions se sont manifestées peu après l'annonce des résultats provisoires autour de la personne de Kumba Yala, le chef du PRS, le Parti de la rénovation sociale. Le procureur général a en effet demandé à l'entendre sur des accusations qu'il avait lancées contre le chef de l'Etat.

Ces tensions sont-elles liées à la mutinerie de cette nuit ? Difficile à dire avec certitude pour l'instant.

Rfi.fr

Dimanche 23 Novembre 2008 - 10:40


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