Les forces de sécurité guinéennes ont tiré des gaz lacrymogènes lundi pour disperser une manifestation contre la fraude électorale présumée lors du premier tour de l'élection présidentielle.
Des dizaines de personnes, essentiellement des femmes, étaient descendues dans les rues de la capitale, Conakry, dans l'intention de manifester pacifiquement contre ce qu'elles présentent comme des fraudes pendant l'élection du 27 juin. Le gouvernement guinéen de transition avait de son côté interdit les manifestations prévues dans la journée contre ces fraudes présumées.
Le second tour de la présidentielle, le 18 juillet, opposera l'ancien Premier ministre Cellou Dalein Diallo, arrivé en tête avec près de 40% des voix, à l'opposant Alpha Condé, second avec autour de 20%. Mais plusieurs partis dont les candidats ont été éliminés au premier tour ont dénoncé des pratiques de bourrages d'urnes et de falsification de cartes d'électeurs
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