Pour avoir campé dans la cour de l’escadron de gendarmerie de Matam, pour soutenir un des leurs, détenu dans ces locaux, les journalistes guinéens ont eu droit à un traitement inhumain et dégradant.
Des bastonnades à l’aide de ceinturons, des coups de matraque, des coups de pied, tout était permis pour faire comprendre aux journalistes qu’ils n’étaient pas les bienvenus.
« Quand on a appris qu’il y avait un de nos confrères qui avait été déféré à l’escadron mobile, nous sommes allés pour avoir de ses nouvelles. On était à l’intérieur. Puis, il y a des gendarmes qui se sont dirigés vers nous et qui nous ont demandé de sortir parce que nous constituions une menace pour eux », raconte une journaliste, elle-même victime de violences.
Un journaliste représente une menace pour un gendarme armé dans un camp, c’est aussi ça la Guinée des paradoxes : « On leur a demandé "mais comment ça ? Nous sommes là avec nos caméras, nos micros et rien n’est allumé !" Ils [les gendarmes] se sont dirigés vers nous et ils ont commencé à nous brutaliser, à récupérer les caméras, les téléphones, marcher sur tout cela. Et ça a dégénéré et ils ont commencé à bastonner les gens. Moi, ils m’ont frappée, je suis tombée et ils me donnaient des coups. J’étais par terre, j’étais blessée partout, mon pantalon était déchiré. Ils pourchassaient les gens jusque dans le quartier », poursuit la journaliste.
Les textes de loi sont ici bafoués : « Je me dis que c’est une violation, c’est d’ailleurs une menace pour la liberté de la presse. Et c’est notre démocratie qui vient de prendre un coup. »
Aux dernières nouvelles, le journaliste accusé d'offense au chef de l'Etat et de diffusion de fausses nouvelles, Aboubacar Camara, a été relâché. L’administrateur général du groupe de presse Gangan est libre, mais a tout de même été inculpé par le parquet de Mafanco. Il est accusé de diffusion de fausses rumeurs.
Des bastonnades à l’aide de ceinturons, des coups de matraque, des coups de pied, tout était permis pour faire comprendre aux journalistes qu’ils n’étaient pas les bienvenus.
« Quand on a appris qu’il y avait un de nos confrères qui avait été déféré à l’escadron mobile, nous sommes allés pour avoir de ses nouvelles. On était à l’intérieur. Puis, il y a des gendarmes qui se sont dirigés vers nous et qui nous ont demandé de sortir parce que nous constituions une menace pour eux », raconte une journaliste, elle-même victime de violences.
Un journaliste représente une menace pour un gendarme armé dans un camp, c’est aussi ça la Guinée des paradoxes : « On leur a demandé "mais comment ça ? Nous sommes là avec nos caméras, nos micros et rien n’est allumé !" Ils [les gendarmes] se sont dirigés vers nous et ils ont commencé à nous brutaliser, à récupérer les caméras, les téléphones, marcher sur tout cela. Et ça a dégénéré et ils ont commencé à bastonner les gens. Moi, ils m’ont frappée, je suis tombée et ils me donnaient des coups. J’étais par terre, j’étais blessée partout, mon pantalon était déchiré. Ils pourchassaient les gens jusque dans le quartier », poursuit la journaliste.
Les textes de loi sont ici bafoués : « Je me dis que c’est une violation, c’est d’ailleurs une menace pour la liberté de la presse. Et c’est notre démocratie qui vient de prendre un coup. »
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