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Guinée: polémique sur le droit de vote par procuration, la Céni rassure

Quarante-huit heures après le vote, les Guinéens sont dans l'expectative. L'attente des résultats est la plus dure épreuve pour les candidats et leurs supporteurs. En attendant, des votes multiples par procurations font polémiques dans les états-majors politiques.



Pendant et après le vote, des partis politiques ont dénoncé une fraude à grande échelle, notamment l’utilisation des procurations sélectivement distribuées.
 
Autorisée par la loi guinéenne, la procuration est aujourd’hui un sujet à polémique. « Vous savez que le vote par procuration est bien encadré par la loi, mais en tant que juriste, je vous dirais que cette loi est mauvaise parce qu'elle ouvre une vanne qui permet à plusieurs autorités de délivrer la procuration.  », admet le président de la Céni, l'avocat Amadou Salif Kébé, qui contre-balance toutefois : « Les procurations dont on parle aujourd'hui, nous ne les avons pas vues. Nous ne savons pas de quel type étaient ces procurations ! »
 
Les opposants au régime d’Alpha Condé sont catégoriques que l’utilisation de ces procurations ne profitera qu’au parti au pouvoir. Me Kébé les rassure : « Je pense que les uns et les autres peuvent être sereins. Qu'ils n'aient pas peur des résultats qui vont sortir. Nous veillerons, nous Céni, à ce que les résultats qui ont été dans les urnes soient publiés et pas autre chose. »
 
Les résultats du vote se font encore attendre. Le président de la Céni prend son temps et attend les résultats du travail des commissions administratives de centralisation. « S'il n'y a pas de contentieux, nous annoncerons tout de suite les résultats après les commissions administratives. Mais s'il y a des contentieux, nous attendrons que ces contentieux soient vidés. Ca nous mène à vendredi peut-être. »
 
Depuis dimanche le jour du vote, il y a eu des incidents meurtriers par endroit et des dégâts considérables. C’est le cas à Kindia où un jeune a été tué lundi 5 février dans des affrontements entre militants de l’opposition et forces de l’ordre.

Rfi.fr

Mardi 6 Février 2018 - 10:11



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