La patrimonialisation de l’Etat et le clientélisme tant décriés ces dernières années, persistent de plus belle avec la gouvernance Pastef.
La seule appartenance à un parti politique ou le soutien à un homme politique ne devrait pas conférer de privilèges quelconques, lesquels sont de nature à rompre l’égalité des citoyens devant la loi.
En effet, comment comprendre, malgré toutes les insuffisances de la justice, que de prétendus auteurs d’infractions deviennent subitement, et en dehors de toute procédure judiciaire, des victimes privilégiées ?
L’Etat de droit, c’est avant tout, la soumission de l’Etat à la loi. Or, aucune loi, aucune jurisprudence ni même aucune logique, ne peut justifier que des personnes poursuivies par la justice, bénéficient de la qualité de victimes et soient indemnisées sans décision judiciaire.
Depuis l’accession de Pastef au pouvoir, les règles du jeu démocratique sont désormais à géométrie variable, mises au service d’un parti et de son chef qui se permettent tous les excès et à qui on semble tolérer tout. La démocratie et l’Etat de droit sont-ils encore en péril ?
IHD
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