Les images sont sans équivoque. Une vidéo montre des hommes en treillis qui frappent un étudiant au visage avant de lui donner un coup de pied. Sur une autre, des étudiants gisent à terre, pendant qu'un gendarme oblige une jeune femme à se rouler au sol, avant de lui enfoncer le visage dans la boue.
Autre exemple : un étudiant allongé par terre, visiblement très mal en point, qui reçoit des coups de bâtons sur le corps et au visage. Course poursuite dans le campus, jets de gaz lacrymogène : les forces de l'ordre utilisent la violence et l'humiliation.
Le crime des étudiants de l'université de Buea : soutenir le mouvement engagé depuis deux semaines dans le sud du pays par des organisations d'avocats et de professeurs anglophones s'estimant lésés par rapport à leurs collègues francophones dans ce pays officiellement bilingue.
Les étudiants demandent aussi la suppression des cours le samedi ou encore le paiement de la prime d'excellence censée récompenser les meilleurs élèves. Depuis, l'université a satisfait une seule de leurs revendications : la suppression de la pénalité de 10 000 francs, environ 15 euros, jusqu'alors infligée aux étudiants qui réglaient leurs frais de scolarité en retard.
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