Des ouvriers d’une mine revenaient du travail samedi soir, dans les montagnes du Nagaland, quand un commando a mitraillé leur camion, tuant sept personnes. Des villageois, révoltés, ont alors attaqué les militaires, qui ont abattu sept autres civils. Un soldat est également mort dans la confrontation. Le ministre fédéral de l’intérieur a reconnu la bavure, et soutenu que les soldats pensaient avoir affaire à des rebelles.
Les crimes de l’armée sont courants au Nagaland, mais une loi d’exception assure l’immunité pénale à ces troupes. Ceci accroît la colère de la population et pourrait remettre en cause les négociations de paix en cours, estime Suhas Chakma, directeur de l’organisation de défense des droits humains, Rights and Risk analysis Group.
Ce drame a uni toute la société du Nagaland, car un tel massacre n’a pas eu lieu depuis les années 1980. Or il est survenu dans la zone contrôlée par les groupes qui négocient le cessez-le-feu avec le gouvernement. Ces derniers pourraient donc devenir plus radicaux, ce qui peut remettre en cause le cessez-le-feu.
Le chef du gouvernement du Nagaland a officiellement écrit à l’État fédéral, pour demander l’abrogation de la loi d’exception qui protège les militaires. Une loi en vigueur depuis soixante trois ans dans la région.
Les crimes de l’armée sont courants au Nagaland, mais une loi d’exception assure l’immunité pénale à ces troupes. Ceci accroît la colère de la population et pourrait remettre en cause les négociations de paix en cours, estime Suhas Chakma, directeur de l’organisation de défense des droits humains, Rights and Risk analysis Group.
Ce drame a uni toute la société du Nagaland, car un tel massacre n’a pas eu lieu depuis les années 1980. Or il est survenu dans la zone contrôlée par les groupes qui négocient le cessez-le-feu avec le gouvernement. Ces derniers pourraient donc devenir plus radicaux, ce qui peut remettre en cause le cessez-le-feu.
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