Ali Dido Rasso et Chachu Ganya sont sur le banc des accusés depuis ce matin. Les deux députés sont accusés d’avoir soufflé sur les braises du conflit ethnique opposant les Borana et les Gabra depuis plusieurs semaines.
Les affrontements entre les deux clans sont ancestraux, notamment pour l’accès aux ressources naturelles, eau et pâturages, pour les animaux.
La dernière vague de violence a commencé début septembre avec un cycle d’attaques et représailles. Mais le conflit a pris une tournure plus brutale depuis deux semaines.
Alors que certaines écoles ont dû fermer et que depuis hier, les examens scolaires sont perturbés dans le comté de Marsabit, le gouvernement a décidé de sévir.
Le ministre de l’Intérieur Fred Matiangi a notamment promis que des actions fermes seraient prises contre les politiciens ayant attisé les violences.
La semaine dernière, Ali Dido Rasso et Chachu Ganya ont été interrogés, avant d’être finalement arrêtés et présentés devant une cour de Nairobi. Plusieurs leaders de Marsabit ont protesté, affirmant que ces interpellations risquaient de faire dérailler le processus de dialogue.
Il n’empêche, ce matin, le procureur a demandé que leur détention soit prolongée pendant 21 jours, le temps pour les enquêteurs de continuer leur travail et notamment d’interroger des témoins encore en deuil.
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