En janvier, la commission électorale s’était donnée pour but d’enregistrer 4 à 6 millions d’électeurs sur les 9 millions de Kényans qui manquaient à l’appel. Près de 25 000 centres d’enregistrements ont été installés dans tout le pays, et une importante campagne de sensibilisation a été lancée dans les médias.
Pourtant, les résultats risquent d’être inférieurs à ceux annoncés : la commission estimait la semaine dernière que seuls deux millions de Kényans avaient fait le déplacement.
Le processus est également très controversé. Au Kenya, où le vote se fait majoritairement en fonction des ethnies, l’augmentation du nombre de votants dans une région ou une autre peut fortement favoriser un parti. L’opposition a dénoncé des fraudes, telles que l’enregistrement d’étrangers dans les fiefs de la majorité, ou l’utilisation de cartes d’identité de personnes décédées.
La commission électorale a de son côté admis que 128 000 votants avaient été enregistrés avec des numéros de carte d’identité déjà utilisés ou avec de faux numéros.
Autre problème : celui de l’émission de ces cartes d’identité, nécessaires à l’enregistrement. Un grand nombre de Kényans attendent encore ce document. Et le gouvernement a été accusé de ne le délivrer que dans les zones acquises à la majorité.
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