Uhuru Kenyatta a réuni sur son nom 7,483 millions de voix, contre 73 228 pour Raïla Odinga. La participation a été de 38,8 % des électeurs inscrits, en forte baisse par rapport au scrutin du 8 août (79 %), annulé par la Cour suprême pour « irrégularités ». Avant d'énoncer les résultats comté par comté, Wafula Chebukati, le président d'une Commission électorale très critiquée, a estimé que ce nouveau scrutin, organisé après l'invalidation de celui d'août, avait été « libre, équitable et crédible ».
La Commission a décidé de proclamer la victoire d'Uhuru Kenyatta, en dépit du fait que le scrutin n'a pas pu se tenir dans quatre comtés de l'ouest du pays acquis à l'opposition. Elle considère que le vote dans ces quatre comtés - sur les 47 que compte le pays -, même s'il devait avoir lieu, ne pourrait remettre en cause le résultat global.
L'opposition devrait réagir
Reste à savoir quel sera le message du chef de l’Etat ? Tendra-t-il la main à ses adversaires, comme en août ? Raïla Odinga est resté pour l’instant ferme. L’opposant devait s’exprimer devant ses partisans ce lundi pour expliquer sa stratégie. On s’attend à des annonces de boycott, des manifestations, des marches. Une résistance non armée, a précisé le chef de la coalition Nasa, il y a quelques jours.
Il n’empêche, on craint de nouvelles violences. Ce matin, même l’ambassadeur américain a demandé aux Kenyans de rejeter les politiques de haine. Bob Godec a appelé à un dialogue national, immédiat, ouvert et transparent.
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