Il s'agit de valider une politique, une stratégie pensée et mise en place il y a des années et suivie scrupuleusement depuis. Celle d’investir dans le football : la formation, les compétitions locales et les infrastructures sportives et de transport. Le résultat, c’est que même sous forte pression les lions de l'Atlas réussissent avec des joueurs dont moins de 50% sont des binationaux, contrairement à ce qui arrivait il y a quelques années. Le tout dans des stades parfaitement rénovés dans 6 villes hôtes entre lesquelles la circulation ne relève pas du parcours du combattant. Cela projette une image positive, convaincante, qui permet d'obtenir des résultats politiques et diplomatiques. C'est ce qu’on appelle le soft power, en français « le pouvoir doux ».
Le football, vitrine du soft power marocain
Il s'agit de montrer ce pouvoir aux yeux du reste du monde et d’abord en Afrique. La CAN rassemble le continent. Le Maroc montre sa modernité et sa réussite avec des stades pleins de supporters qui fraternisent, y compris ceux du grand rival algérien qui insistent sur la qualité de l'accueil. C’est un instrument important pour renforcer le poids diplomatique du royaume à l’échelle continentale. D’ailleurs il faut se souvenir qu’au moment de l’attribution de cette CAN, un intense travail de lobbying a été effectué. L'Algérie avait fini par se désister. Laissant la Maroc sans rival sérieux. Mais le grand objectif, c’est de peser dans le football mondial. Après plusieurs candidatures, le pays coorganisera la coupe du monde 2030 avec l’Espagne et le Portugal. Il ambitionne même d’accueillir la finale à Casablanca dans ce qui est prévu pour être le plus grand stade de football du monde. Ce serait un aboutissement d’années d’efforts et d’investissements massifs. Et c’est pour cela que le pays tient tellement à ce que cette CAN soit une réussite à tous les niveaux.
Et pour cela, il faut que ce récit s'impose aussi au niveau national. C'est que l'exposition internationale peut aussi être à double tranchant. Par exemple, le monde entier constate l'absence du roi Mohammed VI depuis le début de l'événement. Face aux interrogations, il y a eu une communication officielle. Selon le communiqué de son médecin personnel publié il y a quatre jours, le roi souffre d’une lombosciatalgie, des douleurs au bas du dos, qui l’obligent à une période de repos fonctionnel. C'est l'occasion de mettre en avant la continuité de la monarchie, avec le prince héritier Moulay Hassan, qui lui est en revanche très présent. Ainsi le royaume se renvoie à lui-même et au monde l’image d’un pays apaisé. Avec quelques limites cependant. Quelques semaines avant la CAN, il était secoué par les manifestations de la Gen Z, la génération des jeunes adultes qui au Maroc réclamaient davantage de moyens pour le système de santé et moins pour les stades. Le gouvernement a promis d’en tenir compte dans sa politique économique après la CAN et on entend peu de revendications. Il faut dire que 2400 personnes font l'objet de poursuites judiciaires et 1400 manifestants sont actuellement emprisonnées. Ce qui montre que le soft power n'est pas encore la seule façon d'exercer et de montrer son pouvoir.
Le football, vitrine du soft power marocain
Il s'agit de montrer ce pouvoir aux yeux du reste du monde et d’abord en Afrique. La CAN rassemble le continent. Le Maroc montre sa modernité et sa réussite avec des stades pleins de supporters qui fraternisent, y compris ceux du grand rival algérien qui insistent sur la qualité de l'accueil. C’est un instrument important pour renforcer le poids diplomatique du royaume à l’échelle continentale. D’ailleurs il faut se souvenir qu’au moment de l’attribution de cette CAN, un intense travail de lobbying a été effectué. L'Algérie avait fini par se désister. Laissant la Maroc sans rival sérieux. Mais le grand objectif, c’est de peser dans le football mondial. Après plusieurs candidatures, le pays coorganisera la coupe du monde 2030 avec l’Espagne et le Portugal. Il ambitionne même d’accueillir la finale à Casablanca dans ce qui est prévu pour être le plus grand stade de football du monde. Ce serait un aboutissement d’années d’efforts et d’investissements massifs. Et c’est pour cela que le pays tient tellement à ce que cette CAN soit une réussite à tous les niveaux.
Et pour cela, il faut que ce récit s'impose aussi au niveau national. C'est que l'exposition internationale peut aussi être à double tranchant. Par exemple, le monde entier constate l'absence du roi Mohammed VI depuis le début de l'événement. Face aux interrogations, il y a eu une communication officielle. Selon le communiqué de son médecin personnel publié il y a quatre jours, le roi souffre d’une lombosciatalgie, des douleurs au bas du dos, qui l’obligent à une période de repos fonctionnel. C'est l'occasion de mettre en avant la continuité de la monarchie, avec le prince héritier Moulay Hassan, qui lui est en revanche très présent. Ainsi le royaume se renvoie à lui-même et au monde l’image d’un pays apaisé. Avec quelques limites cependant. Quelques semaines avant la CAN, il était secoué par les manifestations de la Gen Z, la génération des jeunes adultes qui au Maroc réclamaient davantage de moyens pour le système de santé et moins pour les stades. Le gouvernement a promis d’en tenir compte dans sa politique économique après la CAN et on entend peu de revendications. Il faut dire que 2400 personnes font l'objet de poursuites judiciaires et 1400 manifestants sont actuellement emprisonnées. Ce qui montre que le soft power n'est pas encore la seule façon d'exercer et de montrer son pouvoir.
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