Les prévisions sont alarmantes. Les transferts passeraient de 85 milliards de dollars en 2019 à 67 milliards cette année. Et pour beaucoup de familles qui vivent dans l'attente de la manne envoyée par les parents partis « au Nord », c'est un problème. Au Mali, les transferts diasporiques pèsent plus de 7% du produit intérieur brut. Aux Comores 20 à 30% des revenus des ménages sont constitués de fonds envoyés depuis l'Europe. Autant dire qu'une baisse des transferts d'argent est une mauvaise nouvelle pour des millions de personnes.
L'explication de ce phénomène est simple : les migrants sont parmi les premières victimes de la crise économique qui frappe toutes les économies, à l'exception notable de la Chine. Lorsque le travail vient à manquer, ou lorsque les États ne soutiennent pas suffisamment les travailleurs par des prestations sociales, les envois d'argent à l'étranger diminuent. C'est ce qui se passe en ce moment.
Des millions de travailleurs migrants se retrouvent sans emploi ou avec des revenus qui fondent, c'est le cas en Europe, dans les pays du Golfe ou aux États-Unis. Résultat, après plus d'une décennie de hausse, les transferts des diasporas africaines sont en recul.
L'ONU plaide pour une baisse des frais liés à ces transferts
Pour la Commission économique pour l'Afrique, il est urgent que les pays du Nord réduisent les frais bancaires liés aux transferts d'argent. Actuellement, les coûts sont énormes. La Commission a calculé que le coût moyen dans le monde pour un envoi de 500 dollars est de 5%, soit 25 dollars. Il monte à 7% pour un envoi de 200 dollars. On est loin des 3% fixés par l'ONU dans ses objectifs du développement durable.
L'idéal, estime la commission, serait que durant cette période de pandémie, les institutions financières, épaulées par les gouvernements, réduisent à zéro les frais de transfert d'argent. En 2017, les banques ont engrangé 30 milliards de dollars en commission sur ces transferts. Par ailleurs, l'ONU incite tous les pays à inclure les migrants dans leur offre de protection sociale, afin qu'ils puissent continuer à aider leurs proches en Afrique.
Enfin, les gouvernants doivent prendre en compte les entreprises de transferts d'argent dans les activités dites « essentielles », afin « qu'elles puissent rester en activité pendant les périodes de confinement ».
L'explication de ce phénomène est simple : les migrants sont parmi les premières victimes de la crise économique qui frappe toutes les économies, à l'exception notable de la Chine. Lorsque le travail vient à manquer, ou lorsque les États ne soutiennent pas suffisamment les travailleurs par des prestations sociales, les envois d'argent à l'étranger diminuent. C'est ce qui se passe en ce moment.
Des millions de travailleurs migrants se retrouvent sans emploi ou avec des revenus qui fondent, c'est le cas en Europe, dans les pays du Golfe ou aux États-Unis. Résultat, après plus d'une décennie de hausse, les transferts des diasporas africaines sont en recul.
L'ONU plaide pour une baisse des frais liés à ces transferts
Pour la Commission économique pour l'Afrique, il est urgent que les pays du Nord réduisent les frais bancaires liés aux transferts d'argent. Actuellement, les coûts sont énormes. La Commission a calculé que le coût moyen dans le monde pour un envoi de 500 dollars est de 5%, soit 25 dollars. Il monte à 7% pour un envoi de 200 dollars. On est loin des 3% fixés par l'ONU dans ses objectifs du développement durable.
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