Les Nigériens de Boko Haram qui décideraient de faire défection savent désormais ce qui les attend. « Nous allons leur garantir la sécurité, nous allons leur éviter la prison, nous allons leur éviter toute poursuite judiciaire. Et nous allons nous acheminer vers une forme de prise en charge », a expliqué Mohamed Bazoum.
En appelant ses compatriotes enrôlés dans le groupe jihadiste à déposer les armes, le ministre de l’Intérieur a détaillé le programme mis en place par son gouvernement.
D'abord, les déserteurs seront cantonnés dans ce que les autorités appellent un « camp de transit » : soit celui de Diffa, déjà opérationnel, soit un autre, en cours de construction. « Là, nous allons les installer et leur apprendre un certain nombre d’activités », a précisé Mohamed Bazoum.
Déradicalisation
Pour ces anciens combattants, l'amnistie est posée en principe, c'est-à-dire qu'ils ne seront pas jetés en prison après leur reddition. Enfin, les autorités nigériennes s'engagent à former - et à réformer - les anciens jihadistes, pour qu'ils puissent retrouver une vie sociale et abandonner leurs idées extrémistes. « Nous allons mettre en œuvre un programme de déradicalisation. Nous allons progressivement les préparer à leur réinsertion sociale », a expliqué le ministre de l’Intérieur.
Ce sera là le plus difficile, estiment plusieurs analystes. Car aucun programme de déradicalisation au monde ne fonctionne vraiment, estime le premier. Un autre tempère toutefois : il n'est pas certain, assure-t-il, que l'enrôlement dans Boko Haram se soit toujours fait pour des raisons idéologiques, d'autant que les déserteurs présentés à Diffa étaient pour la plupart de très jeunes gens.
Les salaires promis par les jihadistes ont eu beaucoup d'attrait sur beaucoup de recrues. Le Niger fait le pari qu'un bon emploi et une famille retrouvée pourraient tout aussi bien les remplacer.
En appelant ses compatriotes enrôlés dans le groupe jihadiste à déposer les armes, le ministre de l’Intérieur a détaillé le programme mis en place par son gouvernement.
D'abord, les déserteurs seront cantonnés dans ce que les autorités appellent un « camp de transit » : soit celui de Diffa, déjà opérationnel, soit un autre, en cours de construction. « Là, nous allons les installer et leur apprendre un certain nombre d’activités », a précisé Mohamed Bazoum.
Déradicalisation
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