Selon l'enquête internationale, le service de sécurité marocain utilise même Pegasus de manière systématique contre des journalistes et critiques du pouvoir. En 2020 Amnesty international avait déjà révélé l'infection du téléphone du journaliste d'investigation Omar Radi. Deux jours plus tard une enquête était ouverte contre lui. Son procès pour « viol » et « espionnage » a lieu actuellement à Casablanca.
Le rédacteur en chef du journal Akhbar al Youm, Taoufik Bouachrine purge lui une peine de quinze ans de prison pour viol. Son numéro figure sur la liste de Pegasus ainsi que celui d'au moins cinq plaignantes. Certaines d'entre elles s'étaient d'ailleurs rétractées affirmant avoir été contraintes de produire de faux témoignages.
D'autres patrons de presse marocains y figurent comme Hamid El-Mahdaoui, créateur du site Badil, et emprisonné depuis 2018 pour sa participation au mouvement social du Rif.
Des journalistes français également espionnés
Les autorités marocaines ont également espionné des journalistes étrangers dont une trentaine de français.
Le fondateur de Mediapart Edwy Plenel a par exemple été visé peu après avoir publiquement critiqué la répression policière des manifestations dans le Rif au Maroc. La journaliste du même média, Lenaïg Bredoux, qui a travaillé sur le Maroc a également été victime de cet espionnage.
Le rédacteur en chef du journal Akhbar al Youm, Taoufik Bouachrine purge lui une peine de quinze ans de prison pour viol. Son numéro figure sur la liste de Pegasus ainsi que celui d'au moins cinq plaignantes. Certaines d'entre elles s'étaient d'ailleurs rétractées affirmant avoir été contraintes de produire de faux témoignages.
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