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Le jazzman américain Randy Weston, grand fan de Cheikh Anta Diop est mort

Figure majeure du jazz depuis ces débuts dans les années 1950, Randy Weston vient de nous quitter à 92 ans.



Le géant, tant par la taille que par le talent, aura trimbalé sa grande carcasse et son sourire éternel à travers le monde pour partager sa musique. Souvent présenté comme un disciple de thelonious monk, son aîné d’une dizaine d’années, on les verra plus comme les membres d’une même lignée de pianistes et musiciens, tant le jeu de Weston puisait aux mêmes sources que celles du génial monk mais toujours avec un caractère qui lui était propre. Randy Weston restera comme un grand défenseur des racines africaines du jazz : que ce soit dans ces compositions, ses arrangements ou son jeu instrumental, cette relation entre Afrique et jazz aura toujours été présente, nourrissant son œuvre autant que monk a pu le faire.

Comme monk, weston était un excellent compositeur – notons notamment « african cookbook », « african nite » ou encore « blue nile » – et un leader qui a su tirer profit de tous les formats du jazz : du solo au trio, en passant par les grands ensembles. Pour ces derniers, la collaboration avec melba liston, tromboniste et arrangeuse, aura donné naissance à des albums mémorables, tels little niles, uhuru afrika (qui signifie liberté pour l’Afrique en swahili) et spirits of our ancestors. a travers tous ces titres, on devine également l’engagement de Weston pour l’Afrique. On retrouve ainsi sur uhuru afrika des paroles signées par langston hughes qui ont abouti à l’interdiction de ce disque en Afrique-du-sud durant l’apartheid. 

Des albums et une carrière à (re-)découvrir sans plus tarder pour replacer Randy Weston à une place plus en rapport avec son talent.

citizenjazz.com


Dimanche 2 Septembre 2018 - 14:33


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