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Les Droits de l’hommistes décortiquent l'arrêt de la Cour de la CEDEAO

La Raddho, la LSDH, le Forum du justiciable, Amnesty international étaient devant la presse ce vendredi pour donner leur avis sur la décision de la Cour de justice de la Cedeao qui a reconnu la violation des droits de Khalifa Sall et condamné l'Etat du Sénégal à payer une amende de 35 millions aux requérants (Khalifa Sall et ses co-prévenus)



La logique de l’arrêt de la CEDEAO reconnaît que les droits de Khalifa Babacar Sall ont été violés. Fort de cet arrêté de la Cour de la CEDEAO, les organisations de défense des droits de l'Homme au Sénégal ont effectué une sortie, ce vendredi pour se prononcer sur la question. Me Assane Dioma Ndiaye, s’exprimant en tant que représentant desdites organisations invite l’Etat à ne pas sacrifier les acquis. Pour lui, cette Affaire dépasse largement Khalifa Sall.

Me Ndiaye de rappeler que la Cour n’a pas été saisie sur la libération de Khalifa Sall, mais plutôt sur la constatation de la violation de ses droits.

« Le Sénégal ne peut pas ne pas respecter. Le Sénégal s’entendant a travers sa justice, je ne parle pas de l’Etat, je ne parle pas de politique. Vous savez la Cour s’est prononcé sur des questions qui sont à la lisière des droits de l’Homme et du droit procédural. Parce qu’il arrive que la Cour de justice se prononce sur des questions qui n’ont rien à voir avec la procédure pénale », a déclaré l’avocat.  

A en croire l’avocat, « dans un Etat de droit, quand la justice doit siéger l’exécutif doit s’interdire de se prononcer sur la question. Et ça également ce sont des choses qui ont été relevées par la Cour de la justice de la CEDEAO ».

Poursuivant ses propos, Me Dilma Ndiaye déclare que « la conférence de presse du procureur de la République a été considérée comme attentatoire à la présomption d’innocence. Même ce point dont vous faites état, si on avait amené l’Etat du Sénégal devant la Cour de la CEDEAO, on aurait également condamné l’Etat du Sénégal. Tout ceci nous ramène à la réalité selon laquelle il faut que nos dirigeants apprennent à se comporter comme les partisans de l’Etat de droit. Il ne faut pas sacrifier des principes sacrosaints sur l’autel de causes conjoncturelles».

 Sadikh Niass, Secrétaire général de la RADDHO, quant à lui, soutient que les décisions de la CEDEAO sont exécutoires, obligatoires et sans appel.
 


Vendredi 13 Juillet 2018 - 16:59



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