En renfort d'environ 5000 militaires maliens, la force d'intervention dans le nord du Mali sera composée de 3300 soldats, a déclaré Alassane Ouattara, président en exercice de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao).
La force internationale serait composée de soldats provenant prioritairement des pays membres de la Cédéao. « Nous avons des pays qui offrent des bataillons, d'autres des compagnies [...]. Il y a, bien sûr, le Nigeria, le Sénégal, le Niger, le Burkina Faso, nous avons également des pays comme le Ghana [...], le Togo », a ajouté Alassane Ouattara.
Hors Cédéao, il pourrait y avoir au moins deux ou trois contributeurs dont peut-être le Tchad, qui jusque là réserve sa réponse, ainsi que des pays « hors du continent », sans plus de précision. La durée prévue du déploiement est d'un an.
Selon leur communiqué final, les dirigeants africains ont « adopté » un plan appelé « concept harmonisé des opérations pour le déploiement de la force internationale conduite par l'Afrique ». Ce plan doit être transmis à l'ONU avant le 26 novembre, via l'Union africaine. Alassane Ouattara a dit espérer que le Conseil de sécurité des Nations unies donnerait son feu vert à cette intervention au Mali à la fin du mois ou début décembre.
Le communiqué final a souligné que le dialogue restait « l'option préférée pour la résolution de la crise politique au Mali ». « Toutefois, en ce qui concerne la situation sécuritaire, l'usage de la force s'avère indispensable contre les réseaux terroristes et de criminalité transnationale qui menacent la paix et la sécurité internationales », dit le texte.
La date possible d'une intervention militaire est « imminente ». D'ici là, les négociations se poursuivent, notamment à Ouagadougou, entre les autorités burkinabè et une délégation du groupe islamiste armé Ansar Dine. Il faudra également régler une question capitale, celle du financement de cette éventuelle intervention militaire.
Source : Rfi
-
Sahel : Emmanuel Macron s’exprime sur les choix sécuritaires de la junte malienne
-
Sommet Africa Forward : Emmanuel Macron acte à Nairobi la fin du « pré carré » français
-
Mali : plus de 50 personnes tuées dans des attaques terroristes simultanées à Bandiagara
-
Sahel: lancement officiel de l'ADS, l'Alliance des démocrates au Sahel, pour défendre l'état de droit
-
La capitale économique du pays, dont les services et les infrastructures se dégradent d’année en année, accuse une dette de 1,3 milliard d’euros. Mauvaise gouvernance, budget gonflé, comptes dans un état catastrophique… Dans une lettre adressée au ma




Sahel : Emmanuel Macron s’exprime sur les choix sécuritaires de la junte malienne


