Ils font le quotidien du continent, mais rarement la Une des médias, et encore moins quand on évoque l'Afrique qui bouge. C'est le point commun entre ces jeunes prostituées d'Addis Abeba photographiées en noir et blanc à la lueur d'une bougie, ces femmes burkinabè au visage buriné accusées de sorcellerie, ces travailleurs des mines du Katanga. Photographes, dessinateurs, sculpteurs, plasticiens, les artistes exposés à la Fondation Blachère en revanche s'y sont intéressés...
Choqué par le jeu de mots « La Marée noire de Lampedusa », le Togolais Clay Apenouvon évoque ainsi les migrants anonymes noyés en Méditerranée. Son installation de film plastique noir emprisonne tel du mazout une centaine d'objets comme ceux que ces hommes, femmes et enfants emportent avec eux.
Avoir une place
Avec des diptyques photographiques en noir et blanc, Nadja Makhlouf rend hommage aux femmes qui ont combattu pour l'indépendance de l'Algérie, car si certaines ont été mises sur le devant de la scène, beaucoup d'autres sont tombées dans l'oubli, comme Nassima Ablal.
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