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Londres Accuse Le Renseignement Militaire Russe De Cyberattaques Mondiales



Londres Accuse Le Renseignement Militaire Russe De Cyberattaques Mondiales
Dans un contexte de fortes tensions entre le Royaume-Uni et la Russie, le chef de la diplomatie britannique accuse le renseignement militaire russe d'être à l'origine de plusieurs cyberattaques. Le GRU est déjà accusé par Londres d'avoir organisé l'empoisonnement de Sergueï Skripal et de sa fille.

En pleine affaire Skripal, le GRU est une nouvelle fois dans le viseur des Britanniques. La Grande-Bretagne accuse les services du renseignement militaire russe d'avoir mené une série de cyberattaques visant à semer la discorde dans le monde en déstabilisant les démocraties occidentales.

Les attaques ont touché un large éventail d'événements et de secteurs, allant d'instances sportives à l'élection présidentielle américaine de 2016, écrit le gouvernement britannique dans un rapport fondé sur les travaux de son Centre national de sécurité informatique (NCSC) et rendu public ce jeudi. «Les actions du GRU sont irresponsables et systématiques: ils essaient de nuire et d'interférer dans les élections d'autres pays», a déclaré le ministre britannique des Affaires étrangères, Jeremy Hunt. «Notre message est clair: avec nos alliés, nous exposerons les tentatives du GRU de nuire à la stabilité internationale et nous y répondrons», a-t-il ajouté, précisant que Londres attribuait la responsabilité de ces attaques au gouvernement russe.

Ces cyberattaques, menées «au hasard et sans foi ni loi», ont «affecté des citoyens dans de nombreux pays, dont la Russie, et coûté des millions de livres aux économies nationales», a-t-il ajouté. Parmi les attaques identifiées par le NCSC figure notamment celle du parti démocrate américain, prélude au scandale de l'ingérence russe dans l'élection présidentielle américaine de 2016, et pour laquelle le GRU avait déjà été accusé par Washington. Figurent également des fuites de documents confidentiels consécutives au piratage de la base de données de l'Agence mondiale antidopage (AMA) ou encore l'attaque informatique contre l'aéroport d'Odessa en Ukraine. En avril dernier, la Grande-Bretagne et les États-Unis ont mis en garde contre une cyberattaque à l'échelle mondiale lancée en 2015 qu'ils ont imputée à des pirates informatiques soutenus par la Russie.

«Sentiment d'impunité»

Moins connu que le KGB soviétique, le GRU a joué un rôle majeur dans plusieurs conflits, notamment l'annexion de la Crimée en 2014. L'agence a été accusée par la première ministre britannique Theresa May d'avoir mené la tentative d'assassinat contre l'ancien agent double russe Sergueï Skripal en mars dernier à Salisbury, dans le sud de l'Angleterre. Les services secrets britanniques ont identifié deux hommes, dont l'un, Anatoli Chepiga, serait colonel au sein du GRU. Disposant d'agents à travers le monde, les services du renseignement militaire russe rendent compte directement à l'état-major du ministère russe de la Défense. Aucune communication n'est effectuée sur les actions du service, dont la structure, les effectifs et le financement sont tenus secrets.

Selon une source gouvernementale britannique, le GRU est associé à plusieurs noms de groupes de pirates connus, et souvent présentés comme proches des autorités russes, tels que «Fancy Bear», «Sandworm», «Strontium», «APT 28», «CyberCaliphate», «Sofacy», «BlackEnergy Actors», différentes appellations qui désignent parfois une seule et même entité. «Compte tenu du haut niveau de confiance de (cette) évaluation et du contexte, le gouvernement britannique estime que le gouvernement russe - le Kremlin - est responsable», a ajouté cette source. «Ce type de comportement démontre leur volonté d'agir sans respecter le droit international ou les normes établies, et ils le font avec un sentiment d'impunité», a dit Jeremy Hunt. En 2016 et cette année, les États-Unis ont sanctionné plusieurs officiers du GRU, dont son responsable Igor Korobov, pour des tentatives de cyberattaques et avoir voulu interférer dans l'élection présidentielle de 2016.

Le Figaro.fr

Jeudi 4 Octobre 2018 - 12:16



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