Après sept heures d’audience, le verdict tombe. Les quatre accusés, poursuivis pour « association de malfaiteurs, complicité d’assassinat et meurtre avec préméditation », sont relaxés faute de preuves, comme ils l’avaient déjà été en juin 2021.
« Une honte pour la justice malgache », affirment les avocats de la partie civile, qui regrettent que les juges aient refusé de verser au dossier des enregistrements vidéos compromettants (notamment ceux des caméras de surveillance où l’on voit les assassins masqués et casqués entrer et ressortir du centre commercial).
Une deuxième fois relaxés
Me Njarasoa Tsirimanana est l’un des avocats de la famille de la victime. « L’arrêt de la Cour suprême a cassé la [première] décision. Suite à cet arrêt, le dossier a été renvoyé pour être jugé une deuxième fois aujourd’hui, et ils ont été une deuxième fois relaxés. C’est une décision de justice, nous n’allons pas polémiquer là-dessus. Mais dans le code de procédure pénale, nous avons le droit de former cassation. C’est donc ce que nous allons faire. »
« L’enquête a été bâclée », poursuit Maître Miadana Ratsimba, seconde avocate de la famille. « Durant la vidéo du passage aux aveux du présumé assassin qui a circulé sur les réseaux sociaux, M. Lionel Lelièvre mentionne beaucoup de personnes puissantes à Madagascar. Comment se fait-il que le juge d’instruction ne les ait pas convoquées pour témoigner ? Comment se fait-il qu’il n’y ait pas d’enquête pour connaître le ou les commanditaires de ce crime ? »
Quand tout à coup, le ton monte, une dizaine de policiers de la brigade criminelle encercle les accusés pour exécuter un mandat d’Interpol.
Parodie de justice
Me Heriniaina Fanomezantsoa, avocat de la défense, tonne : « Nos clients ont été acquittés une nouvelle fois devant la cour criminelle ordinaire. Nous ne sommes pas contre l’extradition, mais nous contestons la violence qui vient de se produire. Si nous avons pu obtenir l’acquittement devant cette parodie de justice devant laquelle nous nous sommes débattus depuis deux ans, on pense qu’en France, aux pays des droits de l’homme, il sera acquitté. »
« On espère vraiment qu’il y aura une remise en liberté définitive pour notre client (français, NDLR) après son acquittement en vertu du principe que nul ne sera jugé deux fois pour un même fait, une même affaire », souligne Me Nathalie Rambeloson. « Et il existe qui plus est un accord de coopération entre la France et Madagascar ! »
Ce « mandat d’arrêt international complémentaire » visant l’ex-légionnaire français a été émis lundi par une juge d’instruction du parquet de Paris. La raison : le frère de la victime, Moustapha Radjan, a lui aussi déposé plainte contre le Français pour tentative d’assassinat subie en 2017.
« Une honte pour la justice malgache », affirment les avocats de la partie civile, qui regrettent que les juges aient refusé de verser au dossier des enregistrements vidéos compromettants (notamment ceux des caméras de surveillance où l’on voit les assassins masqués et casqués entrer et ressortir du centre commercial).
Une deuxième fois relaxés
Me Njarasoa Tsirimanana est l’un des avocats de la famille de la victime. « L’arrêt de la Cour suprême a cassé la [première] décision. Suite à cet arrêt, le dossier a été renvoyé pour être jugé une deuxième fois aujourd’hui, et ils ont été une deuxième fois relaxés. C’est une décision de justice, nous n’allons pas polémiquer là-dessus. Mais dans le code de procédure pénale, nous avons le droit de former cassation. C’est donc ce que nous allons faire. »
« L’enquête a été bâclée », poursuit Maître Miadana Ratsimba, seconde avocate de la famille. « Durant la vidéo du passage aux aveux du présumé assassin qui a circulé sur les réseaux sociaux, M. Lionel Lelièvre mentionne beaucoup de personnes puissantes à Madagascar. Comment se fait-il que le juge d’instruction ne les ait pas convoquées pour témoigner ? Comment se fait-il qu’il n’y ait pas d’enquête pour connaître le ou les commanditaires de ce crime ? »
Quand tout à coup, le ton monte, une dizaine de policiers de la brigade criminelle encercle les accusés pour exécuter un mandat d’Interpol.
Parodie de justice
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« On espère vraiment qu’il y aura une remise en liberté définitive pour notre client (français, NDLR) après son acquittement en vertu du principe que nul ne sera jugé deux fois pour un même fait, une même affaire », souligne Me Nathalie Rambeloson. « Et il existe qui plus est un accord de coopération entre la France et Madagascar ! »
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