Le rapport est sans appel. Une commission d'enquête de l'ONU sur l'attaque meurtrière d'un camp des Nations unies à Malakal (nord-est du Soudan du Sud), en février, a conclu que des casques bleus avaient abandonné leurs postes ou refusé de protéger les civils par la force.
Selon le rapport de la Commission, « une combinaison d'inaction, d'abandons de poste et de refus d'engagement a rendu la situation plus difficile à maîtriser ». Une trentaine de personnes déplacées qui avaient trouvé refuge dans le camp de l'ONU ont été tuées et 123 blessées lorsque des soldats de l'armée sud-soudanaise (SPLA) ont pénétré dans le camp les 17 et 18 février.
Le rapport note que la Minuss était mal préparée à repousser une telle attaque et à gérer les tensions entre les différentes ethnies à l'intérieur du camp. Les casques bleus n'ont pas assez protégé le périmètre par des patrouilles ni colmaté rapidement une brèche ouverte dans le mur d'enceinte afin d'empêcher l'entrée de soldats et d'armes.
Mesures adéquates
Les Nations unies assurent aujourd'hui avoir tiré les enseignements de cet épisode et avoir pris des mesures adéquates
« Deux commandants ont été rapatriés après cet incident et nous avons renforcé notre présence sur le terrain, explique El Ghassim Wane. Nous avons fait bouger la ligne de défense du camp qui se trouve maintenant à l’extérieur du camp, de manière à éviter l’infiltration d’éléments armés. Et évidemment nous avons aussi pris des mesures pour améliorer la coordination entre le commandement de la force et le commandement du secteur, mais également entre les différentes composantes de la mission. »
« La protection des camps de déplacés est une tâche extrêmement complexe, ajoute le diplomate onusien. Ces camps ressemblent en fait à de petits villages. Il y avait 48 000 personnes à Malakal. Les camps de la mission de la Minuss ne sont pas appropriés, nous ne sommes pas conçus pour abriter des populations civiles. Mais évidemment dans des circonstances exceptionnelles où il n’y a pas d’autres options, nous n’avons pas d’autre choix que d’admettre les populations civiles. Et nous opérons évidement dans un contexte extrêmement difficile où la violence contre les civils est malheureusement la norme. »
Source: Rfi.fr
Selon le rapport de la Commission, « une combinaison d'inaction, d'abandons de poste et de refus d'engagement a rendu la situation plus difficile à maîtriser ». Une trentaine de personnes déplacées qui avaient trouvé refuge dans le camp de l'ONU ont été tuées et 123 blessées lorsque des soldats de l'armée sud-soudanaise (SPLA) ont pénétré dans le camp les 17 et 18 février.
Le rapport note que la Minuss était mal préparée à repousser une telle attaque et à gérer les tensions entre les différentes ethnies à l'intérieur du camp. Les casques bleus n'ont pas assez protégé le périmètre par des patrouilles ni colmaté rapidement une brèche ouverte dans le mur d'enceinte afin d'empêcher l'entrée de soldats et d'armes.
Mesures adéquates
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« Deux commandants ont été rapatriés après cet incident et nous avons renforcé notre présence sur le terrain, explique El Ghassim Wane. Nous avons fait bouger la ligne de défense du camp qui se trouve maintenant à l’extérieur du camp, de manière à éviter l’infiltration d’éléments armés. Et évidemment nous avons aussi pris des mesures pour améliorer la coordination entre le commandement de la force et le commandement du secteur, mais également entre les différentes composantes de la mission. »
« La protection des camps de déplacés est une tâche extrêmement complexe, ajoute le diplomate onusien. Ces camps ressemblent en fait à de petits villages. Il y avait 48 000 personnes à Malakal. Les camps de la mission de la Minuss ne sont pas appropriés, nous ne sommes pas conçus pour abriter des populations civiles. Mais évidemment dans des circonstances exceptionnelles où il n’y a pas d’autres options, nous n’avons pas d’autre choix que d’admettre les populations civiles. Et nous opérons évidement dans un contexte extrêmement difficile où la violence contre les civils est malheureusement la norme. »
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