Les ex-rebelles de la CMA dénoncent un redéploiement « trop rapide » qui va « à l'encontre de l'accord de paix ». Le 21 juin dernier, au lendemain de la signature de l'accord par les groupes rebelles, l'armée malienne circulait à nouveau à Ménaka. Patrouillant dans la ville en coordination avec les casques bleus de la Minusma.
Mohamed Ould Mahmoud, de la CMA, estime que ce redéploiement n'est pas conforme àl'accord qui a été signé. « L’accord de paix dit qu’on ne peut pas faire le redéploiement de l’armée tant que toutes les parties prenantes ne s’assoient pas et essaient d’organiser aussi le travail dans ce qu’on appelle l’armée reconstituée. Et l’armée reconstituée, ça prend du temps. Les moyens, il faut les mettre en place. On voit mal, au stade actuel, qu’on puisse redéployer l’armée sans passer par ce processus. »
Selon le ministre malien de la Réconciliation nationale, Zahabi Ould Sidi Mohamed, ce redéploiement est pourtant légitime. « Peut-être qu’il peut y avoir des interprétations, mais je crois qu’on doit dépasser le stade où chacun dénonce de son côté. On doit plutôt être ensemble. »
Les ex-rebelles de la CMA accusent également des milices pro-gouvernementales de mener des attaques contre les populations dans la zone, et demandent à la médiation internationale, garante de l'accord de paix, d'intervenir.
-
Rwanda: Aimable Karasira, youtubeur critique des autorités, meurt le jour de sa sortie de prison
-
Est de la RDC: une situation humanitaire «très préoccupante» dans les hauts plateaux du Sud-Kivu, décrit le CICR
-
Afrique du Sud : la justice rouvre la porte à une éventuelle procédure de destitution du président Ramaphosa
-
Interpol: l’Afrique en première ligne face au trafic de faux médicaments
-
Algérie: l'ambassadeur de France retourne sur place et y «reprendra ses activités», annonce Paris




Rwanda: Aimable Karasira, youtubeur critique des autorités, meurt le jour de sa sortie de prison


